La Turquie va trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie

La Turquie va trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie

Photo: Keystone

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré samedi que son pays allait trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie. Cette déclaration suit les tensions qui opposent les deux pays depuis que l'aviation turque a abattu un avion militaire russe.

Le Kremlin a imposé des sanctions commerciales à Ankara, dont le gel de projets d'investissements et l'interdiction d'importation de produits agricoles, en représailles à la destruction par l'aviation turque d'un appareil russe bombardant la Syrie.

M. Erdogan a assuré samedi qu'il n'y avait pour l'heure 'aucun signe' que ces représailles affectent le secteur de l'énergie, mais a confirmé avoir signé cette semaine avec le Qatar un accord pour la livraison de gaz de pétrole liquéfié.

'Vous voyez maintenant qu'ils (la Russie) n'achètent plus de textiles turcs. La Turquie n'est pas un pays qui va s'effondrer avec vos (...) importations d'un million de dollars', a-t-il raillé, en rappelant également que son pays s'était abstenu de sanctions contre la Russie à cause de la crise ukrainienne.

La Russie est le principal fournisseur d'énergie de la Turquie, à qui elle livre 55% de ses besoins en gaz et 30% de ceux en pétrole. Ankara importe 90,5% de son pétrole et 98,5% de son gaz naturel.

Projet de gazoduc gelé

La Russie a aussi annoncé cette semaine le gel du projet de gazoduc TrukStream, qui devait permettre d'acheminer le gaz russe jusqu'en Europe via le territoire turc, en contournant l'Ukraine.

Le chef de l'Etat turc a qualifié cette annonce de 'mensonge'. 'TurkStream est un projet sur lequel nous avons nous-mêmes tiré un trait depuis un moment parce que (la Russie) ne répondait pas à nos exigences', a-t-il assuré.

Appel au dialogue

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a pour sa part lancé samedi un appel au dialogue avec la Russie, afin de dissiper les tensions. 'Bien sûr nous avons des points de vue différents, mais nous devons continuer à parler afin de réduire nos divergences', a-t-il déclaré, selon l'agence progouvernementale Anatolie.

Le ministre parlait lors d'un petit déjeuner organisé pour les citoyens russes vivant à Antalya, sa ville d'origine dans le sud de la Turquie, qui est une destination touristique populaire pour les Russes.

/ATS
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