Lavrov part à Vienne rejoindre les négociateurs sur le nucléaire

Les négociateurs tout près du

Photo: Keystone

Après plus de deux semaines de négociations, l'Iran et les grandes puissances se sont rapprochés d'un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran. Mais le chef de la diplomatie iranienne a indiqué qu'il ne serait pas annoncé dimanche.

'Nous avons encore du travail et aucun accord ne sera annoncé ce dimanche(...). De même, il n'y aura pas de prolongation (des négociations) au-delà de demain', a dit aux journalistes Mohammad Javad Zarif, du balcon de son hôtel.

La date butoir des négociations, initialement fixée au 30 juin, a été repoussée jusqu'à lundi 13 juillet.

'Nous travaillons d'arrache-pied, mais un accord dès ce soir est tout bonnement impossible sur un plan logistique', a déclaré un peu plus tôt Alireza Miryousefi, porte-parole de la délégation iranienne. 'Il s'agit d'un document de 100 pages'.

Nouvelles mesures nécessaires

Le président iranien Hassan Rohani, que cite l'agence iranienne Isna, a déclaré quant à lui que de nouvelles mesures étaient encore nécessaires pour résoudre la crise du nucléaire iranien.

Selon une source gouvernementale allemande, les négociateurs sont près du but si Téhéran se montre 'prêt à faire les derniers pas', ajoutant que les discussions pouvaient encore échouer.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a fait état de son 'optimisme', tout en admettant qu'il restait un 'petit nombre de points' en suspens. 'Je pense que nous sommes en train d'aboutir à de vraies décisions', a-t-il déclaré. 'Je dirais donc, puisqu'il reste peu de choses à faire, que j'ai toujours de l'espoir.'

Signe qu'un accord se profile, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé dimanche à Vienne, où était attendu aussi son homologue chinois Wang Yi.

Plupart des questions techniques réglées

Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré pour sa part que les négociateurs avaient réglé la plupart des questions techniques. A en croire un diplomate iranien, '99% des questions ont été résolues et l'accord est prêt'.

'Avec une volonté politique, nous pouvons boucler le travail en fin de soirée et l'annoncer (l'accord) demain. Mais il reste quand même encore au moins deux questions à résoudre', a-t-il précisé.

La Russie a demandé ces derniers jours, en cas d'accord, la levée rapide des sanctions internationales visant l'Iran, y compris l'embargo sur les armes.

Cette dernière mesure, également réclamée par Téhéran, suscite de fortes réticences de la part des pays occidentaux. Notamment des Etats-Unis dont le Congrès, dominé par les républicains, hostiles à tout assouplissement 'prématuré', aura son mot à dire sur l'éventuel accord.

/ATS
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