Le Jura veut intégrer les réfugiés par le biais de l'agriculture

Le Jura veut intégrer les réfugiés par le biais de l'agriculture

Photo: Keystone

Les réfugiés attribués au canton du Jura pourront bientôt effectuer des tâches agricoles pour des familles paysannes. Le but de ce programme-pilote est de les rendre actifs et de les intégrer dans la société suisse.

Près de 900 réfugiés ont été attribués au canton du Jura par la Confédération. Parmi eux, environ 300 sont reconnus (permis B), 170 ont été admis provisoirement (permis F) et près de 500 sont en attente d'une décision (permis N).

Un grand nombre d'entre eux s'établira durablement en Suisse. Mais ils rencontrent souvent des difficultés à donner un nouveau sens à leur vie et à s'intégrer, écrivent lundi l'Association jurassienne d'accueil des migrants (AJAM) et la Chambre jurassienne d'agriculture (CJA).

Ce projet, qui s'étend du 20 juin au 20 octobre, comble une lacune importante, explique à l'ats Francis Charmillot, président de l'AJAM. On attend souvent des réfugiés qu'ils apprennent la langue avant de pouvoir être actifs. Or, les faire tout de suite participer à une activité permet un apprentissage beaucoup plus rapide de la langue tout en les intégrant socialement, argumente M. Charmillot.

Les réfugiés ne seront pas rémunérés, cependant ils recevront de la part des exploitations agricoles un supplément d'intégration au montant d'assistance. Ils réaliseront diverses tâches comme l'arrachage de mauvaises herbes, la lutte contre les campagnols ou l'entretien autour des fermes. Les familles paysannes devront aussi les aider à améliorer leurs connaissances linguistiques.

Chaque exploitation pourra accueillir quatre réfugiés au maximum. Les agriculteurs intéressés peuvent s'annoncer via un formulaire disponible sur le site www.agrijura.ch.

D'autres projets

Un programme similaire existe déjà dans le canton de Neuchâtel. Les participants suivent une formation d'un mois, au cours de laquelle ils alternent un jour dans une exploitation et un jour de cours de langue. Ils effectuent ensuite deux semaines de stage au sein du monde agricole.

Dans le canton de Fribourg, des requérants d'asile endossent le rôle de patrouilleurs scolaires à Bösingen. Lancé par les autorités communales, le projet-pilote est en phase de test jusqu'au début des vacances d'été. En décembre, le Grand Conseil valaisan a lui accepté une proposition du PLR d'occuper les réfugiés et les chômeurs en fin de droit comme bergers d'alpage.

www.agrijura.ch

/ATS
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