Le crash de Montbovon (FR) dû à une erreur humaine

Le crash de Montbovon (FR) dû à une erreur humaine

Photo: Keystone

L'accident mortel de montgolfière en 2013 à Montbovon (FR) a été causé par 'une tactique de vol inappropriée consécutive à un oubli', selon le rapport final du Service suisse d'enquête de sécurité (SESE). Le pilote avait omis la présence d'une ligne à haute tension.

Le 6 août 2013, un ballon, propriété de Gstaad Fly, une société à responsabilité limitée établie par le Grand Hôtel Park, a heurté une ligne électrique près de Montbovon, en Gruyère, chutant de 50 mètres. Le père de la famille américaine est décédé, alors que sa femme, ses deux filles et le pilote ont été grièvement blessés.

Selon le rapport final du SESE publié mercredi, le pilote connaissait l'existence de la ligne à haute tension de la Comba d'Avau pour l'avoir survolée à de nombreuses reprises. Le tronçon impliqué dans la collision est en outre répertorié dans la base de données des obstacles à la navigation aérienne et sa signalisation au moyen de sphères orange rend la ligne visible à plus d'un kilomètre.

Cependant, vraisemblablement en raison du stress généré par des changements de dernière minute dans le programme de vol, le pilote en est venu à oublier la présence de cet obstacle, alors qu'il s'en approchait dangereusement pour atterrir. Quand il a enfin remarqué la ligne à haute tension, il a pris des décisions techniques qui n'ont pas permis d'éviter la collision.

Conditions météorologiques adéquates

Un léger vent dans le secteur n'a entre autres pas été pris suffisamment en compte quand le pilote a voulu franchir la ligne électrique, selon le SESE, qui assure que les conditions météorologiques étaient adéquates pour effectuer un vol en ballon. D'après ses propres déclarations, le pilote connaissait pourtant ce vent qui souffle dans la Comba d'Avau.

La famille de l'Américain tué avait porté plainte en juillet 2014 devant la cour fédérale de Californie contre le Grand Hôtel Park de Gstaad et les tour-opérateurs. Ses avocats réclamaient 54 millions de francs de dédommagement. Les différentes parties étaient tombées d'accord lors d'une médiation en décembre de la même année à Londres. Les termes de cet accord sont restés confidentiels.

/ATS
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