Le président Barack Obama mis en échec sur le libre-échange

Le président Barack Obama mis en échec sur le libre-échange

Photo: Keystone

Les démocrates de la Chambre des représentants américaine ont mis en échec vendredi le président Barack Obama dans le dossier du libre-échange. Ils lui ont refusé les pouvoirs étendus de négociation commerciale qu'il demandait.

Se rebellant contre Barack Obama malgré une rare intervention de dernière minute au Capitole dans la matinée, les représentants ont voté par 126 voix contre 302 lors du premier d'une série de votes visant à créer la 'procédure accélérée' nécessaire à la conclusion rapide d'un gigantesque accord de libre-échange avec la région Asie-Pacifique.

La finalisation du partenariat transpacifique (TPP) est la priorité économique de la fin du mandat de Barack Obama, qui quittera la Maison Blanche en janvier 2017. Peu de démocrates ont suivi l'appel de M. Obama, le plus grand nombre étant viscéralement hostile à une nouvelle séquence de réduction des tarifs douaniers qui pourrait, selon eux, conduire à des fermetures d'usines.

Beaucoup ont pris la parole dans l'hémicycle pour énumérer les pertes d'emplois dans leurs circonscriptions, sous le coup de la mondialisation.

Républicains, patronat et Maison Blanche

'Depuis l'accord NAFTA en 1993 (avec le Mexique et le Canada, ndlr), ces soi-disant accords de libre-échange ont été présentés aux Américains avec la même propagande, selon laquelle ils augmenteraient les exportations et l'emploi', a déclaré Jerrold Nadler. 'Mais les résultats ont toujours été les mêmes. Bien qu'ayant augmenté quelque peu les exportations, ce sont les emplois américains qui ont été le plus exportés'.

A l'inverse, les républicains, le patronat et le président américain défendent le potentiel de création d'emplois dans les secteurs exportateurs. 'Cela veut dire plus d'emplois, de meilleurs salaires, et plus d'opportunités pour nos ouvriers, nos agriculteurs et nos petites entreprises', avait martelé avant la défaite le président républicain de la Chambre, John Boehner.

Les parlementaires doivent maintenant revenir à la table de négociation pour trouver un compromis susceptible d'obtenir une majorité, mais les chefs républicains n'ont pas indiqué s'ils présenteraient un tel plan B. 'Nous devons aller moins vite', a justifié Nancy Pelosi, chef du groupe démocrate, en insistant que ce n'était pas la première fois que la Chambre refusait à un président des pouvoirs étendus.

/ATS
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