Les courses en voitures électriques bientôt autorisées en Suisse

Les courses en voitures électriques bientôt autorisées en Suisse

Photo: Keystone

Des courses de voitures électriques sur circuit pourront bientôt être organisées en Suisse. Le Conseil fédéral a décidé vendredi de les autoriser dès le 1er avril dans le cadre du championnat de Formule E.

Il a introduit une dérogation à l'interdiction des courses sur circuit à caractère public par voie d'ordonnance. Une autorisation devra être délivrée. Elle devra systématiquement comporter une vitesse maximale adaptée au circuit et aux véhicules afin de tenir compte des impératifs de la sécurité routière.

L'autorité cantonale devra aussi recourir à des conditions adéquates pour garantir le contrôle et le respect de la vitesse maximale autorisée. Les villes intéressées pourront concourir pour les courses de Formule E, championnat lancé en septembre 2014 exclusivement sur des circuits urbains.

Lugano aurait voulu accueillir l'an prochain un premier prix suisse, mais la ville est pour l'instant hors course après la défection du sponsor. Zurich a déposé une candidature pour 2017. Un nouveau groupe de travail réunissant le Tessin et Zurich doit entamer ses travaux dès la fin de cette année.

L'autorisation des courses de bolides électriques répond à une demande du Parlement. Le Conseil fédéral ne s'est pas opposé à une motion déposée par le conseiller national Fathi Derder (PLR/VD). L'organisation de manifestations de ce type profite à l'économie et à la recherche en Suisse, justifie-t-il.

Moto plus puissante avec le permis A limité

Le Conseil fédéral a par ailleurs décidé de relever la limitation de puissance de 25 à 35 kW pour la catégorie de motocycle 'A limitée '. Cette adaptation au permis de conduire de catégorie A2 introduit en Europe répond à des considérations pratiques et juridiques.

Les constructeurs de motos ont cessé de produire des modèles d'entrée de gamme d'une puissance de 25 kW, au profit de ceux de 35 kW. Les motocyclistes suisses sont ainsi désavantagés par rapport à leurs homologues des pays voisins.

Une réduction de la puissance des motocycles de 35 kW par les importateurs serait envisageable techniquement, mais illicite. Elle contreviendrait à la future législation anti-manipulation, qui prévoit qu'aucune modification ne peut être apportée à des genres de véhicules réceptionnés, notamment en termes de puissance, de consommation et d'émission de gaz d'échappement.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.