Les partis bourgeois proposent treize mesures contre le franc fort

L'UDC, le PLR et et le PDC s'unissent au grand dam du PS

Photo: Keystone

Pas de nouveaux impôts durant les cinq prochaines années, geler la création de postes à la Confédération: le PDC, le PLR et l'UDC se sont mis d'accord sur treize mesures pour renforcer la place économique face au franc fort. Une alliance vivement critiquée par le PS.

Ce sont des exigences qui peuvent obtenir la majorité au Parlement, a expliqué le président du PLR Philipp Müller vendredi devant les médias à Berne. 'C'est un appel à nos membres, mais aussi aux autres partis pour qu'ils soutiennent ces propositions lors de la prochaine législature'.

Certes, ces trois partis ont la majorité aux Chambres fédérales, ainsi qu'au gouvernement, mais former une telle alliance avant de débattre sur les objets en question remet notre démocratie de concordance en question, a rétorqué quelques heures plus tard devant la presse le président du PS Christian Levrat.

Et le Fribourgeois de tonner: en se rabaissant à devenir les partenaires de l'UDC et en reprenant ses positions, le PLR et le PDC ont capitulé. 'Je suis très surpris que ces deux partis puissent trahir à ce point leur héritage historique.'

Baisser les impôts et donner moins d'argent à la Confédération, c'est en somme la politique qu'ils défendent, a-t-il ajouté. Non, 'nous voulons éviter qu'il y ait de nouveaux impôts', avait justifié Philipp Müller un peu plus tôt.

Les trois partis ne veulent ni d'un impôt national sur les successions, ni d'une taxe sur les transactions financières ni d'un impôt sur les gains en capital.

Ce dernier point est très important, a déclaré le président de l'UDC Toni Brunner. La troisième réforme de l'imposition des entreprises ne doit pas impliquer un tel impôt. Cette charge toucherait aussi un retraité qui a par exemple investi ses économies en bourse, a illustré le St-Gallois.

Moins d'Etat

Autre mesure exigée: 'que la Confédération cesse d'augmenter la voilure', a poursuivi le patron du PDC Christophe Darbellay. Les partis bourgeois exigent que les administrations fédérales gèlent leurs dépenses au niveau de 2014, qu'elles ne créent pas de nouveaux postes entre 2016 et 2018 et surtout, qu'elles renoncent à compenser le manque d'effectifs avec des mandats externes.

/ATS
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