Les prochains défis du président de la Confédération

Les prochains défis du président de la Confédération

Photo: Keystone

En ce début d'année, le président de la Confédération souhaite à la Suisse la stabilité politique, 'la meilleure carte de visite pour les investisseurs'. Dans la presse dominicale, Johann Schneider-Ammann évoque aussi ses défis, dont les relations avec l'UE.

Sur le dossier de l'immigration, il mentionne que le Conseil fédéral vise une clause de sauvegarde en accord avec l’Union européenne (UE). 'Nous avons cherché pendant des mois et des mois toutes sortes d’alternatives, rappelle-t-il dans un entretien publié par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung.

'Je suis convaincu que c’est la meilleure option pour réussir en même temps à réduire l’immigration et à conserver les accords bilatéraux.' Johann Schneider-Ammann ne veut toutefois pas encore évoquer le détail la clause de sauvegarde.

'Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faudra trouver des critères quantitatifs mais aussi qualitatifs. Il y a beaucoup de critères envisageables. Mais la solution doit être la plus simple possible. Ce ne sera pas viable pour les entreprises si nous créons encore plus de bureaucratie, affirme-t-il.

'Ne pas être trop égoïste'

Et de souligner: 'Notre solution ne doit pas provoquer de préjudice pour l’UE et (...) ne doit pas être trop égoïste. Or c’est délicat, très délicat.'

Il rappelle que la Suisse et l'UE ont beaucoup d'intérêts communs. 'Les échanges commerciaux représentent 1 milliard d’euros par jour avec un excédent en faveur de l’UE d’environ 70 milliards en 2014. C’est énorme. L’UE a donc tout intérêt à la stabilité économique avec la Suisse.'

Le franc fort, un défi

Pour Johann Schneider-Ammann le franc fort 'est un véritable problème. Dans presque tous les secteurs économiques, les entreprises sont en train de sacrifier leurs marges. Cela va réduire d’autant leur capacité d’investissement et d’innovation. Et, à la fin, leur compétitivité. On recevra la facture dans un, deux ou trois ans. J'avoue que cela m'inquiète'.

Pour y remédier, le ministre PLR veut 'réveiller le monde politique' afin qu'il allège les procédures administratives. Il réclame de l'économie qu'elle 's'investisse pour mieux intégrer le potentiel de main-d'oeuvre indigène dans le marché du travail.'

Voyages à l'étranger

Pour 2016, il souhaite que la Suisse reste politiquement stable. 'C’est la meilleure carte de visite pour les investisseurs. Plus il y aura d’investissements en Suisse, plus les entreprises seront capables d’innover, d’assurer ainsi leur compétitivité et surtout de défendre l’emploi. D’où mon slogan pour l’année présidentielle: tous unis pour l’emploi et pour la Suisse.'

Le président de la Confédération annonce par ailleurs que la visite en Suisse du président Tunisien, prévue en novembre dernier, se déroulera vraisemblablement en février. Johann Schneider Ammann ira plusieurs fois à Bruxelles pour y rencontrer des représentants de l'UE. Il a aussi prévu d'aller au Mexique et en Chine.

/ATS
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