Les taxis suisses protestent contre Uber

Les taxis suisses protestent contre Uber

Photo: Keystone

Des chauffeurs de taxi de toute la Suisse réclament l'interdiction immédiate d'Uber, tant que ce service de transport ne se conforme pas à la législation suisse. A Lausanne et Genève, des taxis ont défilé dans les rues pour lancer la campagne 'Stop au dumping d'Uber'.

Le service de transport à la demande Uber menace toute la branche avec ses offres à prix cassés. Il sabote les conditions de travail en place, ont dénoncé mardi à Zurich des chauffeurs de taxis venus de Genève, Lausanne, Zurich et Bâle.

Dans ces quatre villes, leurs collègues ont défilé mardi au pas et en klaxonnant, pour attirer l'attention sur leurs revendications. Ils étaient près de 120 à Lausanne et plusieurs dizaines à Genève.

Les chauffeurs n'apprécient pas les 'offres à prix cassé d'Uber'. L'entreprise prélève une commission pour chaque course, mais elle n'assume aucune responsabilité face à ses conducteurs. Elle ne paie aucune prestation sociale et ne se soucie pas de la sécurité de ses clients, ont-ils critiqué.

Rendre des comptes

L'Union nationale des taxis, qui regroupe des taxis de Zurich, Lausanne, Genève et Bâle, réclame l'interdiction d'Uber et le blocage de ses applications. Uber devrait rendre des comptes pour 'instigation systématique au travail au noir ainsi qu'au transport illégal de personnes', a déclaré Abdelhamid Akrimi, chauffeur de taxi lausannois.

Uber est assimilable aux entreprises de taxis et doit être soumis aux mêmes lois qu'elles. Les autorités doivent considérer ce service de transport à la demande 'comme un employeur, avec les droits et les devoirs qui en découlent', affirme l'Union nationale des taxis.

Perte de chiffre d'affaires

Pour le chauffeur de taxi zurichois Christof Zellweger, Uber pratique de la 'concurrence déloyale'. A Zurich, son arrivée a entraîné jusqu'à 50% de perte de chiffre d'affaires. Pour les chauffeurs Uber, un salaire sûr et décent est impossible. Cela 'met en péril les conditions de salaire déjà précaires' de la branche.

A Genève, Bâle et Zurich, le dossier des taxis est entre les mains de trois conseillers d'Etat PLR. 'Ces trois personnes travaillent à des modifications de lois pour légaliser le modèle d'affaires Uber', a regretté le chauffeur de taxi genevois Mohammed Gharbi.

/ATS
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