Les ventes des industries Migros en hausse grâce aux acquisitions

Les ventes des industries Migros en hausse grâce aux acquisitions

Photo: Keystone

Les entreprises industrielles de Migros (M-Industrie) ont progressé l'an dernier, en Suisse comme à l'étranger, grâce aux acquisitions. Malgré l'abandon du taux plancher et la pression sur les prix, elles affichent une croissance réelle de 0,8% sur un an.

'Au cours d'un exercice tumultueux, nous avons bien tiré notre épingle du jeu grâce à une action rapide et résolue', se félicite mercredi Walter Huber, directeur de M-Industrie, cité dans un communiqué. Un bilan qu'il doit aux compressions de coûts et aux acquisitions ciblées.

Comme annoncé en janvier avec les résultats du géant orange, les ventes de M-Industrie ont crû de 4% en comparaison annuelle, à 6,26 milliards de francs. Mais le groupe industriel de Migros a pâti du tourisme d'achat et de la retenue des consommateurs sur son propre marché, tant sur le front du commerce de détail que de gros.

La reprise, annoncée début 2015, du soleurois Lüchinger+Schmid (L+S), spécialisé dans les oeufs et produits à base d'oeuf, a dopé le commerce de gros de livraison. A l'international, une participation majoritaire dans la firme britannique Quantum Beauty Company (QBC) a renforcé la position dans les cosmétiques.

Dosettes et fromages

Dans le détail, les ventes au groupe Migros se sont étoffées de 2,1% à 4,49 milliards de francs, tirées par Denner, Migrolino et LeShop.ch. Dans le commerce de gros hors géant orange, malgré la morosité dans la restauration faute de touristes étrangers, le chiffre d'affaires a bondi de 10% à 1,09 milliard grâce à la première consolidation de L+S.

Mais le site de production helvétique reste sous pression. 'Le marché suisse ne risque guère d'être un moteur de croissance', prévient la direction. Dans ce contexte difficile, le groupe, qui englobe 21 entreprises en Suisse et 6 firmes à l'étranger, prévoit de redoubler d'efforts sur ses marchés-clés à l'international.

Les exportations et les ventes d'entreprises basées à l'étranger se sont étoffées l'an dernier de 8,8% à 681 millions de francs. Malgré l'appréciation du franc, les premières ont augmenté de 6,3% hors effets de change, avec pour moteur les capsules à café et le fromage.

Mibelle poursuit son expansion et a fondé une coentreprise avec le détaillant indien Future Group. Chocolat Frey a dû en revanche restructurer ses activités d'exportation, avec à la clé, des licenciements. A fin 2015, M-Industrie occupait 13'113 salariés, soit 944 de plus sur un an, compte tenu aussi des nouvelles venues dans son giron.

/ATS
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