Nouvelle manifestation avortée près de Noville (VD)

Nouvelle manifestation avortée près de Noville (VD)

Photo: Keystone

Une centaine de personnes ont convergé samedi après-midi vers Villeneuve (VD) pour s'opposer aux forages d'hydrocarbures, notamment dans le Léman. Comme en mai dernier, ils n'avaient pas obtenu l'autorisation de manifester jusqu'au site voisin de Noville.

Les participants se sont réunis au bord du lac pour écouter quelques intervenants, puis ils se sont dispersés. Beaucoup ne savaient pas si le rassemblement était autorisé ou non, la situation étant restée confuse jusqu'au bout.

La veille, l'affaire avait occupé le Tribunal cantonal (TC), saisi de deux recours après l'interdiction prononcée en mai. Sa décision sur le fond n'est pas encore tombée, mais il n'a pas souhaité autoriser la manifestation, faute d'avoir pu obtenir la position des sociétés impliquées dans le forage. Noville a maintenu son interdiction; Villeneuve a fait un pas en avant puis un en arrière.

Dans l'attente de la décision du Tribunal cantonal, la municipalité a laissé une porte ouverte vendredi pour un rassemblement entre 14h00 et 14h30, a expliqué à l'ats la syndique Corinne Ingold. Mais samedi matin, après la décision du TC, la commune décidait de s'aligner sur la décision judiciaire.

Au bord du lac, la syndique s'est expliquée face aux manifestants. Elle leur a conseillé d'attendre la décision du tribunal sur le fond et de redéposer une demande formelle de manifestation.

Ne baisse pas les bras

Les organisateurs, Halte aux Forages et Damaris Lütolf Awad, la mère de famille qui a lancé l'idée de la marche, comptent bien organiser ultérieurement une véritable manifestation, si possible sur le site de Noville. 'On a tout fait pour nous mettre les bâtons dans les roues. Ils espéraient que l'on baisserait les bras. Mais on est tenaces', a déclaré Joseph Trüeb, membre de Halte aux Forages.

Sur le fond, le collectif craint que le canton n'autorise de nouveaux tests à Noville où du gaz serré (tight gas) a été trouvé. Les exploitants utiliseraient la technique de la stimulation hydraulique, et non la fracturation hydraulique, procédé interdit par un moratoire, ce qui revient au même pour le collectif. 'Le danger est énorme', selon M. Trüeb. 'A Bâle et à St-Gall, il y a eu des tremblements de terre', explique-t-il.

/ATS
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