Poussée à Berne pour défendre les intérêts de l'arc lémanique

Poussée à Berne pour défendre les intérêts de l'arc lémanique

Photo: Keystone

Les tensions Suisse-UE ne doivent pas pénaliser l'arc lémanique, réaffirment Pierre-Yves Maillard et François Longchamp dans 'Le Matin Dimanche'. Les gouvernements vaudois et genevois seront à Berne mercredi pour défendre les intérêts de leur région.

Selon l'hebdomadaire orange, les ministres des deux Conseils d'Etat siégeront symboliquement ensemble à la Chambre des cantons avant de rencontrer différents acteurs de la scène fédérale, notamment le conseiller fédéral Alain Berset. Ils seront accompagnés de représentants des milieux académiques, économiques et culturels.

Au coeur des débats, 'la votation du 9 février, qui remet en cause le développement' de l'arc lémanique, livre le président du gouvernement genevois François Longchamp. Le libéral-radical cite d'autres thèmes, soit 'l'avenir du réseau académique, la fiscalité des entreprises' et la péréquation financière, qui fait justement l'objet de discussions mercredi aux Chambres fédérales.

De son côté, Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d'Etat vaudois, évoque notamment la question du franc fort, dont le choix 'menace directement' l'arc lémanique et son économie d'exportation.

'Rapport de force'

'Nous représentons une partie importante de la Suisse et nous devons veiller à ce qu'elle soit traitée avec équité', poursuit le ministre socialiste. 'C'est d'autant plus important que nous n'avons pas de conseiller fédéral de l'arc lémanique', ajoute-t-il, évoquant 'une communauté de destin' entre Vaud et Genève.

'Nos deux cantons représentent 25% des ressources produites, la population active la plus jeune du pays, des contributions financières déterminantes à la solidarité confédérale et un pôle académique et scientifique. Nous pouvons donc instaurer un rapport de force' avec Berne, renchérit François Longchamp.

Les cantons de Vaud et de Genève avaient demandé à discuter de l'après-9 février avec les autorités fédérales juste après le 'oui' du peuple à l'initiative de l'UDC sur l'immigration de masse. Une lettre en ce sens, paraphée par M. Maillard et M. Longchamp, avait été envoyée à Didier Burkhalter, alors président de la Confédération.

/ATS
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