Procès contre Nestlé: « la qualité de nos produits n'est pas négociable »

Procès contre Nestlé:

Photo: Keystone

Le défilé des dirigeants de Nestlé a débuté mercredi devant le Tribunal d'arrondissement de Lausanne. Le CEO Paul Bulcke a été entendu en premier. Il réfute les accusations de mobbing lancées par une ex-cadre de l'entreprise, responsable de la sécurité alimentaire.

Le différend avec Yasmine Motarjemi a été examiné 'sérieusement', a expliqué le patron de Nestlé. La multinationale a mandaté une entreprise spécialisée qui a conclu qu'il n'y avait pas de dysfonctionnement. 'Nous avons cherché des alternatives. Cela n'a pas marché. A un moment, il faut dire qu'on se sépare', a-t-il dit.

Nestlé ne tient pas un double langage en matière de sécurité alimentaire, a affirmé Paul Bulcke. 'La qualité de nos produits est quelque chose de pas négociable. De 5000 à 6000 personnes sont chargées des contrôles et 340'000 personnes y travaillent dans le monde. Il faut le dire, c'est aussi pour cela que je suis ici'.

Trois autres dirigeants ou anciens responsables de Nestlé seront entendus dans l'après-midi. Il s'agit de Jean-Marc Duvoisin, ex-chef du personnel et actuel patron de Nespresso, José Lopez, ancien directeur opérationnel et Francisco Castañer, qui occupait jusqu'à fin 2009 des responsabilités administratives.

Yasmine Motarjemi, une ex-responsable de la sécurité alimentaire, accuse la multinationale de harcèlement moral et psychologique. Au-delà du mobbing, elle reproche à Nestlé son 'laxisme' et son 'double langage' en matière de sécurité alimentaire. Elle réclame un franc symbolique, plus le paiement de 2,1 millions de francs pour ses frais et la perte de gain. Elle a été longuement entendue par la Cour le 1er décembre dernier.

/ATS
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