Référendum lancé par une « alliance contre l'Etat fouineur »

Référendum

Photo: Keystone

Les opposants à la nouvelle loi sur les services de renseignements (LRens), rassemblés sous l'appellation 'alliance contre l'Etat fouineur', ont annoncé lundi le lancement d'un référendum. Ils critiquent un texte jugé 'inutile et dangereux'.

Cette loi élargit 'massivement' les pouvoirs des services de renseignements et 'ouvre la voie vers un Etat fouineur', déplore l'alliance dans un communiqué diffusé lundi en marge de sa conférence de presse à Berne. Elle refuse que la Confédération 'espionne' la vie privée 'sans soupçons fondés et sans contrôles efficaces'.

'Depuis les révélations d'Edward Snowden et l'affaire de la NSA, nous savons tous que les services de renseignements, avec des moyens techniques modernes, surveillent la vie privée des citoyens et citoyennes et violent leurs droits fondamentaux', souligne le président de la Jeunesse socialiste suisse (JSS) Fabian Molina.

'Surveillance généralisée'

Pour le comité référendaire, il faut imposer des limites juridiques claires à la surveillance des citoyens, mais ces limites ne figurent pas dans la LRens. L'alliance contre l'Etat fouineur pointe en particulier le risque, à travers la surveillance de la fibre optique, d'une 'surveillance généralisée des citoyens' indépendamment d'une suspicion de crime.

Adoptée vendredi par le parlement, la nouvelle loi sur les services de renseignements vise à lutter contre le terrorisme. Les référendaires estiment qu'elle offre un blanc-seing 'pour l'espionnage complet de tous par le Service de renseignement de la Confédération' (SRC).

Le texte met à disposition du SRC un nouvel arsenal de mesures telles que la surveillance des communications (courrier, téléphone, emails), l'observation de lieux privés (si nécessaire au moyen de microphones) et la perquisition des systèmes informatiques. En contrepartie, il est prévu de mieux surveiller le SRC.

Jusqu'au 16 janvier

L'alliance contre l'Etat fouineur est formée par la Jeunesse socialiste, les Verts, les jeunes Verts, le Parti pirate, le Parti du Travail, le Groupe pour une Suisse sans armée, Digitale Gesellschaft, Droits fondamentaux, Syndicom et la Liste Alternative Zurich. Le Parti socialiste envisage de la rejoindre à la fin du mois d'octobre.

La récolte des signatures commencera le 6 octobre. L'échéance pour la collecte des 50'000 paraphes est fixée au 16 janvier.

/ATS
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