Ski: écart de prix de presque 50% avec les stations étrangères

Ski: écart de prix de presque 50% avec les stations étrangères

Photo: Keystone

Après la décision de lever le taux plancher du franc suisse avec l'euro, le tourisme suisse voit sa compétitivité réduite à néant. Pour le président de GastroSuisse et de l'Association internationale de l'hôtellerie et de la restauration, Casimir Platzer, les prix en station sont désormais presque 50% plus chers en Suisse.

'Au taux plancher, nos prix étaient déjà entre 20 et 30% plus chers par rapport aux vallées étrangères voisines. Depuis un mois, l'écart est passé à quasi 50%', affirme le président de la faîtière de la restauration dans une interview samedi dans 'Le Temps'.

S'il reconnaît que la Suisse a toujours été une destination plus onéreuse que l'étranger, il estime que la renommée du Cervin ou de la Jungfrau ne suffit plus à justifier des différences de prix trop importantes. 'La neige dans le Tyrol du Sud et en Autriche est tout aussi blanche qu'en Suisse', relève-t-il.

Stations plus touchées que les villes

Casimir Platzer rappelle qu'il existe une corrélation directe entre une variation de taux de change et l'évolution des nuitées. Ce coefficient est estimé selon les études entre 0,5 et 1%. Concrètement, si le taux de change varie de 5%, les nuitées sont touchées presque dans la même proportion.

'Au niveau actuel du franc, les hôtels suisses risquent de perdre mécaniquement 15% des nuitées, ce qui est dramatique pour la branche', selon le président de GastroSuisse. Cette évolution n'est pas uniforme pour l'ensemble du secteur.

L'hôtellerie urbaine a moins souffert depuis 2008 que les destinations en régions alpines. 'Par exemple, à Genève, Zurich, Berne, Bâle ou Lucerne les nuitées ont augmenté de 4,5% en six ans. Alors qu'en Valais, dans les Grisons ou dans l'Oberland bernois, elles ont déjà reculé de près de 15%', explique le responsable.

Fermetures à terme

'Depuis le 15 janvier, l'érosion totale pourrait atteindre 30%'. Selon lui, si le franc continue à se maintenir autour de la parité avec l'euro ces dix prochaines années, c'est un tiers du parc hôtelier suisse qui risque de disparaître.

Pour Gastrosuisse, il est impératif que les autorités trouvent le moyen de ramener le taux de change à un niveau plus réaliste ou d'offrir à la branche les moyens de baisser ses coûts. Des propositions seront présentées officiellement le 20 février.

/ATS
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