Stabilité des salaires des patrons des CFF et de la SSR

Salaires plus hauts pour les chefs de La Poste, PostFinance et RUAG

Photo: Keystone

La directrice de La Poste Susanne Ruoff, le patron de PostFinance Hansruedi Köng et celui de RUAG Urs Breitmeier ont vu leur rémunération augmenter l'an dernier. La stabilité est en revanche de mise pour les chefs des CFF Andreas Meyer et de la SSR Roger de Weck.

Susanne Ruoff a empoché 984'500 francs l'an dernier, contre 825'000 en 2014. Son salaire de base a augmenté de 40'000 francs, à 610'000. Quant à ses bonifications, elles ont bondi de 208'000 à 327'000 francs, selon le rapport annuel sur les salaires des cadres des entreprises proches de la Confédération, adopté vendredi par le Conseil fédéral.

Le patron de PostFinance a vu lui sa rémunération augmenter de plus de 160'000 francs, passant de 562'600 à 726'800 francs. La composante fixe de 478'000 francs a crû de 70'000 francs et les bonifications de 90'000 francs. Le calcul des bonifications repose notamment sur la part de clients très satisfaits au sein du groupe, précise le rapport.

De son côté, le patron de RUAG Urs Breitmeier a touché une rémunération totale d'environ 1,01 million de francs en 2015, contre 874'000 francs un an plus tôt. La part fixe est restée de 460'000 francs, mais les gratifications ont passé de 364'000 à 500'000 francs.

Le salaire du directeur de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) s'est inscrit à 552'000 francs. C'est 43'000 francs de plus qu'en 2014, surtout en raison d'une progression de la composante fixe à 491'600 francs, mais la comparaison est faussée par l'arrivée de Mark Branson en cours d'année.

Quant au directeur de la Caisse nationale d'assurance Ulrich Fricker, il a vu ses bonifications grimper de 35'000 francs pour un revenu total de 677'700 francs contre 631'500 francs en 2014.

Stabilité aux CFF

Le revenu du directeur de Publisuisse est passé lui de 359'000 à 410'600 francs grâce à une hausse des gratifications. Et le patron de Skyguide a rattrapé son retard de 2014, quand il avait vu sa rémunération reculer de 17'000 francs, à 530'000, surtout sous l'effet du reflux des bonifications. L'escalade de la part fixe lui a permis de recevoir 548'000 francs en 2015.

Du côté de la SSR, la rémunération de Roger de Weck n'a pas non plus beaucoup évolué. Ce dernier a reçu 557'400 francs (560'400 en 2014), dont 401'300 de composantes fixes.

Le directeur général des CFF a pour sa part engrangé 1,046 million de francs (1,07 million en 2014), dont 593'300 francs de composantes fixes, soit un niveau à peu près égal. Les bonifications ont par contre été réduites de 40'000 francs, revenant à 336'000 francs. La prime repose pour moitié sur les objectifs du groupe et pour moitié sur les objectifs personnels, d'après le rapport.

Meilleur contrôle

Le directeur de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), qui se frottait les mains après une augmentation de 40'000 francs en 2014, a vu sa rémunération se tasser de 20'000 francs l'an dernier. Ce recul est dû au fait qu'il n'a rien reçu au titre de prestations annexes. L'IFSN ne verse pas de bonifications.

Parallèlement, le gouvernement discute de la possibilité pour la Confédération de mieux contrôler les salaires de patrons de ces entreprises. Elle pourrait agir via son rôle de propriétaire d'actions de la société. Les résultats des réflexions du Conseil fédéral devraient être connus avant la fin de l'année.

/ATS
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