Greenpeace fait recours contre le plan spécial d'assainissement de la décharge de Bonfol

 Greenpeace (photo: l'organisation écologiste lors d'une action sur le site ajoulot) fait recours contre le plan spécial d'assainissement de la décharge industrielle de Bonfol. Elle l'annonce aujourd'hui. Elle estime que certaines mesures de sécurité inscrites dans ce projet ne sont pas suffisantes. " Le canton du Jura a été faible face à la Chimie bâloise. Nous ne pouvons pas accepter le plan spécial d'assainissement dans son état actuel", nous a affirmé Clément Tolusso, porte-parole de Greenpeace, il y a quelques minutes. Le recours est transmis à la Chambre administrative du Tribunal cantonal. C'était le dernier jour pour cette procédure. Du côté du département jurassien de l'Environnement, le ministre Laurent Schaffter réfute totalement les critiques de Greenpeace. Il juge l'opposition écologiste regrettable à ce stade du projet.Un juge doit maintenant examiner le recours de Greenpeace. Il pourra soit prononcer un effet suspensif aux travaux prévus tandis qu'il examine le recours, ou alors laisser les travaux commencer… La Chimie bâloise doit construire notamment une halle de traitement des déchets. Elle a déposé deux demandes de permis de construire aujourd'hui. Là aussi, il s'agira de traiter les oppositions avant le début des travaux.En résumé : le premier coup de pioche à Bonfol sera donné au plus vite cette année, au mois d'août, au plus tard l'an prochain certainement. Le commentaire de Lise Bailat. On assiste dans ce dossier à une empoignade juridique qui pourrait avoir pour conséquence la fin du feuilleton Bonfol, de 2014 à 2016 avec la remise en état du site. L'assainissement prendra donc, au plus, un à deux ans supplémentaire à ce qui était prévu. Il semble utile de rappeler que les premiers déchets chimiques entreposés sauvagement par la Chimie bâloise à Bonfol datent de 1961, et que les premiers travaux d'assainissements ont été effectués en 1986, puis 1991… La décharge de Bonfol, c'est donc déjà plus de quarante ans de tractations, et de tracas pour la population… Un an ou deux n'y changeront pas grand-chose. Dans l'absolu. Par contre, le cas de la décharge de Bonfol montre par excellence qu'entreposer des déchets, en masse, et n'importe où, en créant un dommage grave à la nature, mais aussi à l'Humain est l'affaire de quelques années, une dizaine, et que de réparer cette irresponsabilité prend au bas mot cinquante ans… Les proportions sont rarement respectées entre les actes et les conséquences dans ce domaine. /lb
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