Alcan à Steg (VS): renchérissement de l'électricité pas abusif

SION - Les perspectives de sauvetage de l'usine d'électrolyse de Steg (VS) s'assombrissent. Selon le surveillant des prix, le renchérissement du coût de l'électricité n'est pas abusif. En Valais pourtant l'espoir reste de mise.L'augmentation du prix de l'électricité livrée à Steg ne relève pas d'un abus. C'est la conclusion du rapport rendu par le Surveillant des prix Rudolf Strahm. L'interprétation de la loi fédérale sur la surveillance des prix ne permet donc pas de corriger la hausse du coût de l'électricité.Selon M. Strahm, cette hausse relève d'une cause structurelle importante qui a été la vente par Algroup de son unité de production électrique. A cela s'ajoute l'actuelle pénurie en électricité, qui se reflète sur les marchés européens.La position de Rudolf Strahm était très attendue car le prix de l'énergie est le facteur déterminant pour la poursuite des actvités à Steg. Le 12 janvier, Alcan avait d'ailleurs justifié la fermeture de l'usine et le licenciement d'au moins 140 personnes par un approvisionnement trop onéreux en électricité.Pour le département cantonal de l'énergie, l'analyse de M. Strahm ne signifie pas que les offres des fournisseurs d'électricité liées au prix du marché actuellement élevés pour des raisons conjoncturelles soient justifiées. Au contraire, une approche basée sur les perspectives à moyen terme s'impose."Pour une telle quantité d'énergie à fournir, les producteurs ne peuvent pas se référer au prix du marché", insiste le chef du département valaisan de l'énergie, Thomas Burgener. Les producteurs d'électricité doivent aussi considérer les objectifs de l'économie politique en plus de ceux purement relatifs à l'économie d'entreprise.M. Burgener rappelle que son département soutient activement les producteurs d'énergie et les repreneurs potentiels de l'électrolyse de Steg. En mars 2005 déjà, l'Etat du Valais avait décidé d'octroyer le rabais industriel maximal au cas où l'exploitation serait maintenue, soit 0,7 centimes par kilowattheures représentant un montant annuel de 4,9 millions de francs.Malgré les conclusions de M. Strahm, l'espoir de sauver l'électrolyse de Steg subsiste. Le Valaisan Albert Bass, à la tête d'un consortium d'entreprises allemandes et alémaniques désireuses de reprendre l'usine, a indiqué à l'ATS avoir réentamé des négociations avec les producteurs d'électricité. /ATS
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