Grève à Swissmetal: "pas d'autre choix" possible, pour son chef

RECONVILIER - Friedrich Sauerländer, président de Swissmetal, estime que le groupe n'a "pas d'autre choix que d'intervenir avec dureté" contre les grévistes de l'usine de Reconvilier (BE). Sans reprise du travail lundi, les licenciements annoncés auront lieu.Vendredi, la direction de Swissmetal avait menacé de licencier 120 des 320 employés de l'usine Boillat si le mouvement de grève se poursuit après le week-end. Dans une interview à la radio alémanique DRS, M. Sauerländer a répété cet ultimatum."Nous avons une responsabilité", a-t-il affirmé, qualifiant une fois de plus la grève de "clairement illégale" et dénonçant "l'irresponsabilité" du syndicat Unia.M. Sauerländer a par ailleurs aussi répété que Swissmetal "a besoin du site de Reconvilier" et qu'il n'y avait pour l'heure pas de "plan B". Mais nous devons "avoir certaines options", a-t-il ajouté, commentant l'annonce-surprise vendredi du rachat d'une ex-filiale allemande de Swissmetal, Bosch-Jaeger, qui fabrique des produits identiques à ceux de Reconvilier.Le patron de Swissmetal, Martin Hellweg, a pour sa part déclaré à la "Basler Zeitung" de samedi que cette acquisition ne visait pas à mettre les salariés de "la Boillat" sous pression. "Mais celui qui ne travaille pas perd des clients", a-t-il relevé.Dans une autre interview, au "Blick" cette fois, M. Hellweg dit que si pour l'heure il n'était pas question de renoncer à l'usine de Reconvilier, il n'y avait désormais "sûrement plus" de garantie. "Le Reconvilier d'après la grève n'est plus le Reconvilier d'avant", et le site pourrait être abandonné "s'il n'est pas intégrable" dans le groupe. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.