Le coprésident d'Unia Andreas Rieger ne relâchera pas la pression

BERNE - Unia veut se battre en priorité sur le front salarial. Le nouveau coprésident du syndicat, Andreas Rieger, entend bien limiter les concessions faites au patronat et annonce que la lutte pour les augmentations continuera l'année prochaine."Malgré la relance, les patrons ne feront pas de cadeaux", explique Andreas Rieger dans une interview parue dans "Le Temps". "En automne, ils disent que la rentabilité n'est pas aussi élevée que prévu, qu'ils ne savent pas comment la situation évoluera l'an prochain". "Et au printemps, c'est le feu d'artifice des résultats annuels, la course à l'enthousiasme entre sociétés et entrepreneurs, la distribution des bonus aux cadres", précise celui qui prendra la succession de Vasco Pedrina début 2007.Revenant sur l'exigence d'une hausse de 4%, Andreas Rieger admet que l'objectif était ambitieux "comparé aux volontés patronales". Il reconnaît certes que des augmentations plus élevées ont été obtenues ces dernières années. Mais leur ampleur demeure limitée par rapport à l'envolée des salaires des cadres supérieurs.Parfois, les blocages sont d'ordre purement idéologique, comme dans la construction, relève le nouveau coprésident d'Unia. "Il n'y a aucune raison pragmatique ni économique de s'opposer à une hausse limitée à 1,5%, non généralisée, pour un secteur actuellement en plein boom", argumente-t-il.A côté des augmentations de salaires, Andreas Rieger se battra sur d'autres fronts. Il évoque la lutte contre les discriminations salariales entre hommes et femmes, le maintien des rentes du 2e pilier et l'opposition au relèvement de l'âge de la retraite. Sans oublier la concurrence fiscale accrue entre les cantons. /ATS
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11.11.2015
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