Le pétrole a fortement reculé suite à la mort de al-Zarqaoui

BERNE - Les prix du pétrole ont fortement baissé après l'annonce de la mort du chef du réseau terroriste al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui. Cette disparition fait espérer une accalmie de la situation dans ce pays, gros producteur d'or noir.A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet est retombé sous le seuil de 70 dollars. Il baissait de 1,07 dollar à 69,75 dollars vers 12h15 lors des échanges électroniques, après un repli à 69,54 dollars, son niveau le plus bas depuis le 25 mai.A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord est repassé sous les 68 dollars, tombant jusqu'à 67,97 dollars, son plus bas depuis le 22 mai. Il perdait 89 cents à 68,30 dollars en fin de matinée.Les autorités irakiennes et américaines ont annoncé la mort de l'homme le plus recherché en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui. Il a été tué dans une opération militaire le 7 juin au nord de Bagdad."La nouvelle a fait naître l'espoir d'une certaine stabilité en Irak, où les fréquentes attaques ont nettement réduit la production de pétrole", souligne Sam Tilley, analyste chez le broker Sucden. "Certains pensent que maintenant que Zarqaoui a été tué, la situation en Irak va se stabiliser", renchérit Bruce Evers, analyste à la banque Investec.Sa production a atteint 2,1 millions de barils par jour en avril, son plus haut niveau depuis la chute de l'ancien régime, selon le dernier chiffre officiel donné en mai. L'Irak dispose d'importantes réserves, estimées à plus de 100 milliards de barils, qui le placent dans le peloton de tête des pays pétroliers.Le vice-Premier ministre irakien, Barham Salem, a indiqué jeudi que l'Irak produirait 4,3 millions de barils par jour d'ici à 2010, rapporte M. Tilley, de Sucden. "Mais même après la mort d'Abou Moussab al-Zarqaoui, cela paraît très optimiste."Le marché était également rasséréné par la disposition de l'Iran à considérer une offre des grandes puissances visant à régler le conflit sur son programme nucléaire controversé, même si le président Mahmoud Ahmadinejad a rejeté implicitement jeudi la demande de suspension de l'enrichissement d'uranium.Enfin, le marché a accueilli avec soulagement la promesse de libération des cinq otages sud-coréens enlevés mercredi au Nigeria. Leurs ravisseurs ont indiqué jeudi dans une lettre avoir accepté de les relâcher "sans condition". /ATS
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