Le secteur de la santé contribue pour 59 milliards au PIB

BERNE - Le secteur de la santé contribue au produit intérieur brut (PIB) de la Suisse à raison de 59 milliards de francs par an et représente 525'000 emplois à plein temps. C'est ce qui ressort d'une étude INFRAS réalisée sur mandat du vips.Il s'agit de la première étude complète chiffrant l'importance économique du secteur de la santé pour la Suisse, a indiqué à Berne Rolf Iten, responsable de l'étude menée par l'institut de recherche INFRAS.Cette étude ne s'intéresse pour une fois pas aux coûts de la santé, mais à la contribution du secteur à l'économie suisse, a indiqué de son côté Bernard Grimm, membre du comité de direction de l'Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse (vips).Les résultats sont basés sur des données de 2002. Cette année-là, l'apport du secteur de la santé (59 milliards de francs) a représenté 14% du PIB. C'est "un pilier primordial de l'économie", souligne INFRAS.Dans le détail, la contribution de l'industrie pharmaceutique et des techniques médicales s'élève à 18,9 milliards de francs. Celle des hôpitaux se monte à 15,2 milliards, celle des médecins et dentistes à 12,1 milliards et celle des institutions de soins à 7,9 milliards.Les 525'000 emplois à plein temps du secteur de la santé représentent 17% de l'emploi global en Suisse. L'industrie pharmaceutique et des techniques médicales occupe à elle seule 150'000 salariés à plein temps.Les hôpitaux emploient quant à eux 144'000 salariés à plein temps, suivis par les institutions pour personnes âgées, malades ou handicapées (97'000 salariés) et les soins ambulatoires (85'000 salariés), selon l'étude.Plus du tiers du chiffre d'affaires du secteur de la santé, soit 35 milliards de francs, provient des biens vendus à l'étranger par l'industrie pharmaceutique et des techniques médicales. Ce montant représente 26% des exportations totales de la Suisse.Cette étude est un apport important au débat sur la santé, a indiqué le conseiller national Felix Gutzwiller (PRD/ZH), invité à la conférence de presse.L'utilité du secteur de la santé va cependant au-delà des seuls effets sur le PIB et l'emploi. Il induit aussi d'autres effets non traités dans l'étude, comme l'amélioration de la qualité de vie ou l'augmentation de l'espérance de vie, souligne l'INFRAS. /ATS
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