Première cotation d'EDF: les banques ont évité une dégringolade

PARIS - Le géant français de l'électricité EDF a fait son entrée à la Bourse de Paris. S'il a attiré un record de cinq millions d'investisseurs particuliers, les banques ont dû rapidement intervenir pour éviter une dégringolade du titre. L'action a finalement clôturé parfaitement stable à la Bourse de Paris, soit à 32 euros, son cours d'introduction, à la fin de sa première journée de cotation. Premier opérateur au monde pour l'énergie nucléaire, Electricité de France (EDF) produit le quart de l'électricité en Europe. Le succès de son entrée en Bourse - plus grosse opération de ce type jamais réalisée en France - constituait un enjeu majeur pour le gouvernement. Les syndicats et l'opposition de gauche avaient vivement dénoncé une privatisation partielle qui a rapporté au total quelque 7 milliards d'euros. Malgré les critiques, le titre a provoqué un engouement sans précédent, y compris auprès des employés de l'entreprise. Plus de 100 000 d'entre eux se sont laissé séduire par les conditions préférentielles qui leur étaient offertes, à 25,60 euros l'action contre 32 euros pour les autres particuliers et 33 pour les investisseurs institutionnels. En début d'après-midi, le titre du groupe cotait 32,00 euros, soit exactement son niveau d'introduction pour les particuliers. Mais pendant la matinée, avant le début de la cotation officielle, l'action s'annonçait en baisse de 20 % en raison d'un flux de ventes en provenance de particuliers qui recherchaient des gains rapides, selon les professionnels du marché. Cependant, une demi-heure avant midi, le titre EDF a commencé à remonter grâce aux vagues d'achats d'investisseurs institutionnels notamment les banques et des fonds d'investissements. En quelques heures, 27,7 millions d'actions ont changé de mains, soit près de 14,8 % des nouvelles actions émises (187,8 millions) dans le cadre de l'ouverture de 15 % du capital du groupe public français. "Les banques qui ont organisé l'opération essaient de maintenir le cours en hausse, sinon une dégringolade serait une catastrophe pour l'Etat. C'est une hausse plutôt artificielle", a commenté Pierre Sabatier, stratège boursier chez JCF Facset. /ATS
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