Salaires: baisse du pouvoir d'achat en Suisse l'an dernier

BERNE - Les employés ont subi une baisse de 0,2% de leur salaire réel et partant de leur pouvoir d'achat en Suisse l'an dernier. La hausse moyenne de 1% des salaires nominaux a été plus qu'effacée par l'inflation de 1,2%.Au final l'indice des salaires nominaux s'est ainsi établi à 115,2 points en 2005 (base 100 = 1993), alors que l'indice des salaires réels est descendu à 103,7 points."A l'époque des négociations salariales, l'estimation du renchérissement pour 2005 a été rendue difficile en raison notamment de l'instabilité des prix des produits pétroliers", a relevé l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son bilan.Sur douze ans (1993-2005), la hausse des salaires réels ressort à 3,7%, soit 0,3% par an. Leur taux de croissance n'a toutefois pas cessé de se tasser depuis 2001, où ils avaient augmenté de 1,5% en moyenne. Il a ainsi baissé à 1,1% en 2002, 0,8% en 2003 et 0,1% en 2004, pour s'inscrire en négatif l'année dernière.Durant ces douze ans, les salaires réels du secteur secondaire ont affiché une progression de 3,2%, mais elle varie fortement selon les branches. Les hausses s'affichent ainsi à 10,8% dans la chimie, et à 4,6% dans la fabrication d'équipements électriques et électroniques.Toutes les autres branches industrielles montrent une progression inférieure, celle du papier et de l'édition étant la plus prétéritée avec une perte de pouvoir d'achat de 0,6%.Dans le secteur tertiaire, les salaires réels ont progressé en moyenne de 4,1% sur ces douze ans. Mais la statistique est tirée vers le haut par la banque et les assurances, où ils ont augmenté de 11,5% et 13,5% respectivement. A l'inverse, les salariés de la branche des transports ont vu leur pouvoir d'achat chuter de 3,6%, et ceux de l'enseignement de 0,2%.Pour ce qui concerne la hausse des salaires nominaux en 2005, l'OFS ne peut que constater que "malgré la conjoncture économique plutôt favorable, (elle) a été modérée".La reprise de l'économie mondiale depuis 2004 a certes permis à la Suisse de renouer avec la croissance grâce notamment à la forte progression de ses exportations. Mais les incertitudes liées à une poursuite de cette reprise en 2005 ont incité la majorité des entreprises À opter pour une adaptation moyenne des salaires nominaux reflétant au mieux la hausse des prix. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.