Swissmetal veut fermer la fonderie de Reconvilier: pas de grève

DORNACH SO/RECONVILIER BE - Swissmetal entend fermer la fonderie de l'usine Boillat à Reconvilier (BE). Le groupe métallurgique soleurois a confirmé sa volonté de transférer ces activités à Dornach (SO). Le personnel n'envisage pas de grève pour l'instant. Une quarantaine d'emplois passeront à la trappe avec la fermeture de la fonderie. Cette décision fait partie d'un concept stratégique qui fera disparaître 150 emplois au total, dont 80 dans le Jura bernois d'ici cinq ans. Swissmetal compte pour l'heure 750 collaborateurs, dont 327 à Reconvilier. La concentration de la production sur un seul site permettra au groupe de réaliser des économies de 5 millions de francs par an, a indiqué Swissmetal dans un communiqué. Avant de prendre sa décision définitive, Swissmetal veut cependant clarifier la situation avec les cantons de Berne et Soleure. Réunis en assemblée générale, le personnel de Swissmetal Boillat a décidé de ne pas se mettre en grève dans l'immédiat. Mais il entend mener des actions de désobéissance pour assurer le maintien du site. "Nous pourrions refuser de déboulonner des machines qui doivent être transférées", a dit Nicolas Wuillemin, président de la commission du personnel. "Nous pouvons également envisager des débrayages dans certains secteurs", a-t-il ajouté. Le personnel a voté une résolution à l'intention du conseil d'administration. Il dit s'opposer à tout démantèlement et dénonce le manque de transparence et la stratégie du groupe qui ne respecte pas selon lui le protocole d'accord signé l'an dernier. Les cadres de Reconvilier ont aussi eu des mots durs à l'égard de la direction générale. Ils ont demandé au conseil d'administration de revoir son concept. Pour le maire de Reconvilier Flavio Torti, la décision était prise depuis longtemps. Le groupe soleurois ne tient pas compte des hommes et d'un savoir qu'ils maîtrisent depuis des années, a-t-il dénoncé. La directrice de l'économie bernoise Elisabeth Zölch estime que le groupe n'a pas tenu ses promesses. La conseillère d'Etat n'a plus confiance dans Swissmetal, a-t-elle dit. Pour le comité de soutien réunissant des politiciens de la région, la suppression de la fonderie anéantira à terme tout le groupe. Son président, le conseiller national jurassien Pierre Kohler, a appelé le ministre de l'économie Joseph Deiss intervenir dans ce dossier. /ATS
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