Au moins 300 morts dans le tsunami sur l'île indonésienne de Java

JAKARTA - Plus de 300 personnes ont été tuées et 430 blessées en Indonésie par un tsunami qui a également emporté des touristes étrangers, a indiqué Jakarta. Les secours opèrent dans un chaos évoquant celui laissé par le raz-de-marée du 26 décembre 2004.Selon Rustam Pakaya, chef de la cellule de crise au ministère de la Santé indonésien, le raz-de-marée a provoqué le déplacement de 52'700 personnes, soit dix fois plus qu'une première estimation.Les secouristes étaient engagés mardi dans une course contre la montre pour retrouver des survivants dans l'enchevêtrement des bateaux de pêche empilés et dans les ruines des habitations frappées par le raz-de-marée. Des hôtels ont en outre été dévastés, laissant un paysage de désolation.Le tsunami a été causé par un puissant séisme sous-marin de magnitude 7,7 selon l'Institut national de géophysique américain, qui s'est produit lundi après-midi dans l'océan Indien au sud de Java.La zone la plus touchée semble avoir été Pangandaran, une petite station balnéaire située sur la côte sud-ouest de Java. La plupart des morts dans cette ville sont des enfants et des adolescents, a indiqué un résident, Ade Iskandar."Normalement chaque après-midi les enfants et les adolescents jouent au football ou font du surf sur la plage", a-t-il déclaré. Une Française de 26 ans est également morte emportée par le tsunami. Le corps de la jeune femme, en vacances avec son ami, a été retrouvé et identifié, a-t-on appris de source diplomatique.Selon la chaîne de télévision Metro TV, six étrangers comptent parmi les blessés, dont deux Néerlandais et quatre Japonais. Deux enfants suédois sont par ailleurs portés disparus, a indiqué une autre source diplomatique.Le Centre d'alerte sur les tsunamis pour le Pacifique, situé à Hawaï, avait pourtant dès lundi écarté la menace d'un "tsunami largement destructeur". Des vagues de quelques dizaines de centimètres ont touché les îles Cook et Christmas, territoires australiens de l'océan Indien, mais sans faire de dégâts.Selon des résidents de Pagandaran, des centaines de blessés réfugiés autour de la mosquée avaient un besoin urgent de matériel médical. Dans cette ville devenue fantôme, la plage et les rues adjacentes étaient recouvertes de débris de béton, de planches de bois et de tuiles provenant des toits des hôtels du rivage. Des bateaux étaient échoués sur la côte. /ATS
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