Baptême du feu diplomatique pour Merkel à Paris et Bruxelles

PARIS - En visite à Paris et Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé à relancer de la Constitution européenne et a réaffirmé l'importance du couple franco-allemand. Mais elle a aussi plaidé pour de meilleures relations avec les Etats-Unis. La nouvelle chancelière chrétienne-démocrate avait réservé à Paris son premier voyage officiel, au lendemain de son investiture, histoire de souligner la pérennité de l'axe Paris-Berlin. Le président Jacques Chirac a répondu de deux baisemains à cette politesse. "Il ne s'agit pas d'un rituel", a précisé "Angie" devant la presse. "Les défis de la mondialisation nous contraignent à agir ensemble en Europe: l'Allemagne et la France, avec leur conception de l'économie sociale de marché, de la mondialisation, devraient être l'un des moteurs", a-t-elle ajouté. M. Chirac a renchéri en affirmant que tous deux souhaitaient "une Europe politique et sociale" et que l'Europe devait comporter "un axe franco-allemand réellement solide" pour bien fonctionner. Les deux dirigeants ont décidé de renouer avec les rencontres informelles qui avaient cours toutes les six à huit semaines sous le précédent gouvernement allemand. Mme Merkel a du même coup invité M. Chirac à Berlin au début décembre. Un conseil des ministres franco-allemand aura lieu au printemps. A Bruxelles, seconde étape de la journée, Mme Merkel a appelé les Européens à ne "pas renoncer à la Constitution". La "pause de réflexion" décrétée en juin par les Vingt-Cinq après les "non" français et néerlandais doit être la plus brève possible pour que ce texte entre en vigueur, a-t-elle dit. La chancelière, qui a rencontré les présidents de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso et du parlement européen Josep Borrell, a insisté notamment sur la nécessité de ne "pas pousser trop fort" pour résoudre le problème immédiatement. La nouvelle chancelière a par ailleurs fait un crochet au siège européen de l'OTAN. Elle y a souhaité un renforcement des relations entre Berlin et Washington et livré un vibrant plaidoyer en faveur du lien transatlantique. Afin de lever toute ambiguïté éventuelle, Angela Merkel a toutefois clairement indiqué qu'elle n'entendait pas dévier de la ligne épousée par la précédente équipe sur l'Irak. Mme Merkel était accompagnée par son ministre des affaires étrangères social-démocrate Frank-Walter Steinmeier. /ATS
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