Bombardement meurtrier à Cana: plus de 60 morts

BEYROUTH - Le Liban a connu le plus violent bombardement depuis le début de l'offensive israélienne: plus de 60 personnes, surtout des femmes et des enfants, ont été tués dans le village de Cana (sud). Kofi Annan a condamné le raid et réuni d'urgence le Conseil de sécurité.A New York, le secrétaire général de l'ONU a aussi appelé le Conseil à demander une cessation immédiate des hostilités au Proche-Orient. Après une suspension pour permettre aux diplomates de consulter leurs capitales sur les termes d'une déclaration sur le bombardement israélien à Cana, la séance du Conseil de sécurité devait reprendre en fin de soirée.La tragédie a provoqué toute la journée une énorme vague d'indignation dans le monde. L'UE, le pape et de nombreuses capitales, dont Berne, se sont prononcés pour un cessez-le-feu immédiat.Le président américain George W. Bush a quant à lui appelé à une "paix durable" au Proche-Orient "dans l'intérêt des enfants", dans une réaction aux attaques israéliennes. L'Etat hébreu a pourtant affirmé que son offensive continuerait. Le premier ministre israélien, Ehud Olmert, a rejeté tout cessez-le-feu dans l'immédiat."En dépit de cet incident pénible (...) nous continuerons à agir sans hésitation contre le Hezbollah. Nous ne cesserons pas cette opération", a-t-il déclaré. Et selon un responsable gouvernemental israélien, M. Olmert a déclaré samedi soir à la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qu'Israël avait encore besoin de 10 à 14 jours pour atteindre ses objectifs.Ce bombardement meurtrier a d'ailleurs réduit à néant la mission de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dans la région pour trouver une issue au conflit. Confrontée à la colère du gouvernement libanais, Mme Rice, qui se trouvait à Jérusalem, a d'abord été contrainte d'annuler une visite à Beyrouth, le gouvernement libanais refusant de lui parler, puis a décidé d'interrompre sa mission et de rentrer à Washington dès lundi.Le village de Cana au Liban-sud a été totalement dévasté par les frappes israéliennes, par air, mer et terre, qui ont duré deux heures, selon la police. Les cibles se trouvaient dans trois zones, à l'entrée, au centre et sur un flanc du village.Le bilan provisoire était d'une soixantaine de morts, tous des civils, dont des enfants pour plus de la moitié. Il s'agit de la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive israélienne. /ATS
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