Bosnie: Le sort de Mladic toujours incertain, négociations évoquées

BANJA LUKA - Le sort de Ratko Mladic, inculpé de génocide par le TPI, est toujours incertain. Les médias annoncent une arrestation proche ou des négociations en cours pour sa reddition, alors que Belgrade et le tribunal de La Haye démentent.Des informations contradictoires ont circulé durant toute la journée hier en Bosnie et à Belgrade sur une arrestation du fugitif même si des sources officielles n'ont fait état que d'une opération pour l'arrêter."Mladic arrêté", écrit en grandes lettres à la une le quotidien nationaliste "Glas Javnosti" avec la photo du général sur toute la page. "Ratko Mladic et son garde du corps ont été arrêtés dans un appartement de Belgrade où des négociations pour sa reddition volontaires avaient été menées auparavant", ajoute le journal en citant une source proche des autorités serbes.Plus prudent, le quotidien à grand tirage "Vecernje Novosti" indique que le filet se resserre autour du fugitif alors que "tous les préparatifs politiques à l'arrestation sont mis en place et qu'on accorde seulement un petit délai de plus à Mladic pour qu'il décide lui-même de se rendre", faute de quoi il serait arrêté.L'influent quotidien pro gouvernemental "Politika" cite lui des sources anonymes selon qui "l'opération visant à capturer Mladic a démarré vers 03h30 mardi à New Belgrade, près d'un hôtel de luxe", mais s'est interrompue brusquement avant d'être menée à bien.Tous les médias publient toutefois le démenti du porte-parole du gouvernement. "Les informations faisant état de l'arrestation de Mladic sont fausses", a déclaré Srdjan Djuric, en évoquant une "manipulation qui porte préjudice à la Serbie et ne contribue pas aux efforts du gouvernement pour conclure la coopération" avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI).A La Haye, la porte-parole de la procureure générale du TPI Carla Del Ponte, a démenti l'arrestation. "A notre connaissance il n'y a même pas d'opération en cours pour le rechercher", a indiqué Florence Hartmann, évoquant "un emballement médiatique".Ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, 62 ans, a été inculpé de génocide par le TPI en 1996 pour son rôle dans le siège de Sarajevo et dans le massacre à Srebrenica (est de la Bosnie) de près de 8000 Musulmans. /ATS
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