Bush reçoit Blair en plein réexamen de la politique irakienne

WASHINGTON - Le président américain George W. Bush reçoit jeudi son principal allié en Irak, le Premier ministre britannique Tony Blair. Cette visite intervient en plein réexamen de la stratégie appliquée dans ce pays, au lendemain de la publication du rapport Baker.°Les deux dirigeants doivent aussi s'entretenir du conflit israélo-palestinien alors que de nombreuses voix s'élèvent pour affirmer la nécessité impérieuse de relancer un processus dans l'ornière pour espérer plus de stabilité dans la région."Les deux dirigeants ont de nombreux sujets de discussion, l'Irak, plus généralement la guerre contre le terrorisme, l'engagement de l'Otan en Afghanistan, le Soudan ainsi que des relations commerciales libres et équitables", a déclaré un des porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.MM. Bush et Blair se retrouvent 24 heures après que le président américain a reçu les recommandations d'un groupe d'éminentes personnalités pour un changement de politique en Irak.Avant son départ pour les Etats-Unis, M. Blair a admis, à la suite du nouveau secrétaire américain à la Défense Robert Gates, que la coalition n'était pas en train de gagner la guerre en Irak.Londres vient d'annoncer que la moitié de ses troupes aurait probablement quitté l'Irak d'ici à fin 2007.Les responsables américains comme britanniques ont réfuté que la visite de M. Blair, un habitué de la Maison Blanche, ait été programmée de manière à coïncider avec la publication du rapport du Groupe d'études sur l'Irak.Des officiels de la Maison Blanche ont expliqué qu'un agenda surchargé le mois passé, avec les élections parlementaires américaines et des déplacements de M. Bush en Asie, en Europe et au Proche-Orient, n'avait pas permis d'honorer un rendez-vous prévu de longue date.La vaste revue d'ensemble de la politique irakienne des Etats-Unis devrait cependant beaucoup occuper MM. Bush et Blair.L'instabilité est telle que beaucoup parlent de guerre civile. Dans son rapport, le Groupe d'études sur l'Irak, co-présidé par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker, prévient que même un changement de cap abrupt pourrait ne pas empêcher une conflagration régionale.M. Blair a paru marquer sa différence avec M. Bush au sujet de l'Iran et de la Syrie en évoquant leur éventuelle implication dans un "nouveau partenariat" pour la paix au Proche-Orient.Il affirme aussi la nécessité d'une solution au conflit israélo-palestinien pour stabiliser toute la région, confortant en cela le Groupe d'études sur l'Irak, alors que M. Bush refuse de lier directement les deux crises. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.