Essai nucléaire nord-coréen confirmé: indignation internationale

SéOUL - Défiant la communauté internationale, la Corée du Nord a annoncé avoir procédé à un essai nucléaire. Ce test, qualifié d'"historique" par le régime de Pyongyang, a provoqué une levée de boucliers dans le monde entier.Le test a immédiatement suscité une vague d'indignation dans le monde. Le président américain George W. Bush a ainsi dénoncé une "provocation" et une "menace" pour la paix internationale et a réclamé une action immédiate des Nations unies. Même la Chine, pourtant fidèle alliée du régime communiste nord-coréen, a fait part de sa ferme opposition.Le régime communiste avait averti mardi dernier qu'il procèderait à un essai nucléaire si les conditions de sécurité étaient réunies. Pyongyang avait alors invoqué "la menace extrême des Etats-Unis de déclencher une guerre nucléaire" ainsi que les sanctions imposées par le Trésor américain contre des entités nord-coréennes accusées de blanchiment d'argent.Le ministre russe de la défense Sergueï Ivanov a estimé que la bombe nord-coréenne avait une puissance de "5 à 15 kilotonnes" (5000 à 15'000 tonnes) d'équivalent en dynamite. Plus tôt, un responsable du Centre de recherche sismique de Daejeon, en Corée du Sud, avait évoqué une puissance de 800 tonnes.Le Conseil de sécurité de l'ONU a de son côté condamné fermement l'essai nord-coréen et a exigé que Pyongyang "s'abstienne d'effectuer d'autres tests" et retourne aux pourparlers à six (les deux Corées, Chine, Etats-Unis, Japon, Russie).D'autres pays membres du Conseil, comme la Grande-Bretagne et le Japon, sont également favorables à l'imposition de sanctions à l'encontre de Pyongyang. Mais il va falloir surmonter les réticences de la Russie et de la Chine, qui disposent toutes deux du droit de veto.Le président américain et le premier ministre nippon Shinzo Abe ont notamment convenu d'entreprendre une "action décisive" à l'ONU. Dénonçant un test "impardonnable", M. Abe a par ailleurs promis des mesures de rétorsion "sévères" et appelé les Nations unies à "ne pas fléchir".Le président sud-coréen Roh Moo-hyun a quant à lui promis de réagir "de manière sévère", évoquant une "sérieuse menace pour la paix" dans toute la région. Séoul a notamment annoncé la suspension de l'aide humanitaire accordée au Nord après les inondations meurtrières de l'été. /ATS
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