Festival de Cannes: Tarantino pour rire et Schnabel pour pleurer

CANNES - Treize ans après sa Palme d'or pour "Pulp Fiction", Quentin Tarantino a amusé Cannes avec "Boulevard de la mort". En revanche, "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel a ému le festival.Ce beau film a fait couler les première larmes des festivaliers, après une semaine de compétition. "Le scaphandre et le papillon" déroule un récit bouleversant mais sans pathos de l'expérience vécue par le journaliste français Jean-Dominique Bauby.Fauché par un accident vasculaire brutal, il est plongé dans un coma profond. Lorsqu'il se réveille, ce père de deux enfants ne dispose plus d'aucune faculté motrice.Prisonnier de ce corps inerte plus lourd qu'un scaphandre, il ne peut plus communiquer qu'en clignant d'un oeil. Il va ainsi dicter les phrases pour raconter son cauchemar et composer un livre publié quelques jours avant son décès, un ouvrage dont est tiré le film."Boulevard de la mort" est né de l'intérêt de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez pour les productions américaines de série B. Celles-ci étaient autrefois projetées dans les "drive-in" américains. Le long métrage de Tarentino pastiche les films dans lesquels un tueur massacre des adolescentes.Le scénario n'a de toute façon pas grand intérêt. Le sel de "Boulevard de la mort" vient de son côté pastiche et ultraréférencé: générique, bande originale et ambiance très années 70, grain de l'image et défauts calqués sur ceux de cette époque.Cet hommage est réussi et agréable à regarder mais pas de quoi prétendre à la Palme d'or, a priori. Si Tarantino a toujours oeuvré à réhabiliter la sous-culture, l'exercice de style prend ici le pas sur l'ambition cinématographique, contrairement à "Reservoir dogs", "Pulp fiction", "Jackie Brown" ou les "Kill Bill". /ATS
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