France: la tension monte dans les lycées

BERNE - Le mouvement de blocage des lycées a pris de l'ampleur en France, avec plusieurs centaines d'établissements touchés. Des milliers de lycéens ont manifesté dans plusieurs villes dans une ambiance parfois tendue, notamment en banlieue parisienne.La principale fédération de lycéens, la FIDL, a affirmé que le quart des 4370 lycées de France étaient bloqués par les opposants au Contrat première embauche (CPE).Dans le département de Seine-Saint-Denis, près de Paris, où avaient démarré les émeutes de novembre, 25 des 64 lycées publics étaient touchés par le mouvement de contestation et huit ont été fermés par mesure de sécurité, ont indiqué les autorités locales.Dans la ville de Drancy, des heurts ont opposé des jeunes à des policiers anti-émeutes. La veille, plusieurs voitures avaient été incendiées. Un lycée de ce département a de nouveau été caillassé, avant d'être fermé.Des policiers et des responsables de l'éducation se sont inquiétés de la montée des violences dans ce département, le plus défavorisé du pays. "Nous avons franchi aujourd'hui un stade", faisait remarquer un policier. "Des jeunes sillonnent les rues par groupes pour aller débaucher d'autres lycéens mais n'hésitent pas pour certains à aller au contact des policiers."Dans une autre ville de la région parisienne, Savigny-sur-Orge, des heurts ont opposé quelques centaines de lycéens à des policiers.Des défilés d'étudiants et de lycéens ont réuni quelques milliers de personnes dans plusieurs villes. A Paris, un millier d'étudiants et de lycéens ont manifesté dans l'après-midi.Dans la capitale, deux fois plus de lycées (28 des 110 mardi, contre 11 lundi) étaient touchés par la mobilisation contre le contrat jeunes, partie des universités, dont plus de la moitié restaient perturbées ou bloquées.La Coordination nationale des étudiants a appelé lundi à poursuivre le blocage des campus et à amplifier le mouvement anti-CPE avec l'aide des syndicats de salariés. Elle a appelé à deux journées de manifestations, mardi et jeudi, avant une grève interprofessionnelle mardi prochain 28 mars.Le premier ministre Dominique de Villepin a réaffirmé mardi lors d'une réunion avec les députés du parti majoritaire UMP qu'il n'était pas question de "retirer" ou de "suspendre" le CPE. /ATS
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