France: nouvelle journée de mobilisation contre le CPE

PARIS - Syndicats et organisations d'étudiants ont engagé une deuxième journée d'action nationale contre l'introduction d'un nouveau contrat de travail pour les jeunes. Ils estiment ce "contrat de première embauche" trop précaire.Plus de 160 manifestations sont prévues dans toute la France à l'appel de l'ensemble des syndicats et de plusieurs organisations de jeunes, avec le soutien des partis de gauche: tous exigent le retrait du CPE, réservé aux moins de 26 ans et résiliable sans justification pendant une durée de deux ans.Des dizaines de vols ont été annulés dans les aéroports de province. A Paris-Roissy, en revanche, la direction ne parlait que de "retards" pouvant atteindre une heure.La SNCF a de son côté assuré lundi que le trafic ferroviaire serait "complètement normal" et le métro parisien devait rouler "quasi-normalement", selon la RATP.A en croire un sondage de l'institut Ifop paru ce mardi dans le quotidien "L'Alsace-Le Pays", 62% des Français estiment que le CPE va accroître la précarité des jeunes, confirmant un certain basculement de l'opinion.Face à un gouvernement inflexible, les syndicats tablent sur une mobilisation supérieure à celle du 7 février, une première journée en demi-teinte, où les cortèges avaient réuni entre 218'000 et 400'000 personnes.Prédisant déjà une mobilisation "beaucoup plus forte", le secrétaire général de la fédération syndicale CGT, Bernard Thibault, comptait sur 500'000 manifestants. "J'espère qu'on fera beaucoup plus", a renchéri le secrétaire général de Force Ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly, jugeant "modeste" le pronostic de son homologue.Dans l'éducation, la principale fédération d'enseignants, la FSU, a également déposé un préavis de grève, mais son impact est difficile à prévoir.Malgré tout, la droite entend tenir bon. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a encouragé le premier ministre Dominique de Villepin à ne pas se laisser détourner par une "minorité" de manifestants."Il n'est pas question que la majorité et le gouvernement puissent revenir sur cette mesure", a-t-il lancé sur Europe 1. "Le gouvernement fait quelque chose, il y a une polémique purement politicienne (...) ce n'est pas une minorité qui représentera au maximum 1 % des Français qui peut décider", a-t-il ajouté. /ATS
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