France: Sarkozy inaugure le débat télévisuel avec les citoyens

PARIS - Nicolas Sarkozy, le favori de la droite pour l'élection présidentielle d'avril-mai en France, a inauguré lundi soir une émission télévisée spéciale élection conçue comme un débat entre les candidats et des citoyens. Le concept est inédit en France.Dans cette émission de la chaîne privée TF1, intitulée "J'ai une question à vous poser", le (ou la) présidentiable est confronté à un panel d'une centaine de téléspectateurs choisis par un institut de sondage pour leur "représentativité". "Toutes les questions" sont permises et aucune n'est préalablement communiquée à l'invité, a assuré la direction de TF1.Pendant près de deux heures, M. Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président du parti de droite UMP, donné en tête des intentions de vote pour la présidentielle par les derniers sondages, a répondu aux questions les plus diverses sur l'économie, le social, les sujets de société.Retraites, emploi, logement, droits des minorités, durée légale du travail, justice: M. Sarkozy a expliqué ce qu'il ferait s'il était élu à la tête du pays en mai, apportant des précisions sur les mesures qu'il compte prendre, sans faire d'annonce réellement nouvelle.Il a ainsi réitéré que s'il était élu, il réformerait les régimes spéciaux de retraite dont bénéficient en France certaines professions, comme les employés des chemins de fer. "Il n'y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d'autres 37,5 ans. Ce n'est pas normal", a déclaré M. Sarkozy.Au fil de ces dialogues, il a trouvé "anormal" que les compagnies pétrolières ne répercutent pas les baisses du prix du pétrole, ou affirmé que chaque Français devrait pouvoir posséder son logement.Longuement interpellé par des homosexuels, il a assuré: "Je n'accepte pas qu'on me dise homophobe parce que je refuse l'adoption par les couples homosexuels."Par ailleurs, en réponse à une question sur le risque que constituerait un Iran doté de l'arme nucléaire et sur l'éventualité d'une intervention militaire américaine contre la République islamique, M. Sarkozy a estimé qu'une telle option "ne serait pas judicieuse" dans les circonstances actuelles, dans la mesure où "les sanctions contre l'Iran sont peut-être en train de commencer à porter leurs fruits". /ATS
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