France: Villepin a exclu de démissionner - blocages dans le pays

PARIS - Dominique de Villepin a exclu de démissionner. Le premier ministre français a de nouveau défendu le contrat-jeunes et défié des opposants qui ont multiplié blocages de routes, gares, usines et aéroport.Prônant "l'apaisement" après plus de dix semaines de crise, M. de Villepin s'est aussi fait l'avocat du principe de "flexibilité" dans l'emploi, que le mouvement contre le contrat première embauche (CPE) dénonce comme un habillage pour celui de "précarité".Des consultations se poursuivaient malgré tout entre des parlementaires du parti au pouvoir UMP et des organisations syndicales, lycéennes et patronales sur le CPE à la recherche d'une solution à la crise.Dans le même temps, des étudiants et des lycéens ont bloqué notamment pendant un temps deux usines d'Airbus dans le sud-ouest, trois gares parisiennes et des axes routiers autour de grandes villes. Des manifestants ont aussi barré momentanément l'accès de l'aéroport parisien d'Orly, d'autres le port industriel de Boulogne-sur-mer.Deux jours après une nouvelle journée de manifestations qui a réuni entre un et trois millions de personnes, M. de Villepin a rejeté toute démission.Paraissant détendu, il a assuré qu'il mènerait "jusqu'au bout" la mission de la "bataille pour l'emploi" que lui a confiée le président Jacques Chirac. "La priorité immédiate (...) c'est l'apaisement", a déclaré le premier ministre.Mais il a demandé dans le même temps aux syndicats de "reconnaître que la flexibilité est un moyen nécessaire pour donner un emploi à tous". Il a défendu le CPE comme un "outil" contre le chômage des jeunes, tout en se disant ouvert à des améliorations.Les syndicats ont immédiatement réagi de manière hostile. Le chef du syndicat FO, Jean-Claude Mailly, a jugé qu'il paraissait "hors du temps et du réel" et a qualifié de "provocation" l'évocation de la flexibilité.Le premier ministre a dit vouloir ouvrir "trois chantiers nouveaux" sur la protection des salariés, la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, après les émeutes qui ont secoué les banlieues défavorisées en novembre, ainsi que le renforcement des liens entre l'université et l'emploi.Il a enfin invité les étudiants et lycéens à reprendre les cours à l'approche des examens alors que des dizaines d'universités et centaines de lycées étaient toujours bloqués. /ATS
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