George Clooney et Elie Wiesel appellent l'ONU à agir au Darfour

NEW YORK - L'acteur et réalisateur américain George Clooney et l'écrivain prix Nobel de la paix Elie Wiesel ont lancé un appel passionné au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il mette fin au "génocide" au Darfour. Cette province soudanaise est menacée d'une nouvelle catastrophe humanitaire.Les deux célébrités ont participé à une réunion à huis clos, organisée par l'ambassadeur américain à l'ONU John Bolton, pour inciter le Conseil à agir pour protéger la population de cette région, alors que la force de l'Union africaine (UA) sur place a prévu de s'en aller à la fin du mois."Je suis ici comme porte-voix des gens qui ne peuvent se faire entendre eux-mêmes", a déclaré George Clooney, qui a visité le Darfour et prend une part active à une campagne pour sauver la population civile."Pendant le temps que nous allons passer ici, plus de femmes et d'enfants vont mourir de mort violente au Darfour qu'en Irak, en Afghanistan, en Palestine, en Israël ou au Liban" a-t-il ajouté. "Qu'on ne s'y trompe pas, c'est le premier génocide du XXIe siècle et si on permet qu'il se poursuive, ce ne sera pas le dernier", a-t-il averti.Elie Wiesel, survivant de l'Holocauste et avocat infatigable des droits de l'homme, a également appelé à une action résolue de la part du Conseil pour mettre fin à la tragédie "insensée" du Darfour. "Elle a tous les ingrédients des pires crimes du siècle passé: haine tribale, brutalité inouïe, comportements scandaleux avec viols de femmes, meurtres d'enfants", a-t-il dit, appelant le Conseil à se "souvenir du Rwanda".Il a estimé que le Conseil devrait imposer des sanctions économiques, politiques et culturelles au Soudan et que ceux qui commettent les meurtres ou les ordonnent devraient être inculpés de crimes contre l'humanité.Le mandat de la force de l'UA, de 7000 hommes, s'achève le 30 septembre et Khartoum répète chaque jour son opposition à son remplacement par une force de l'ONU plus musclée. Le coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU, Jan Egeland, a averti que les agences humanitaires étaient "très proches" de quitter cette région et "ce sera comme déclencher un désastre". /ATS
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