Grippe aviaire: la Chine va vacciner 14 milliards de volailles

PÉKIN/HANOÏ/LONDRES - La Chine s'est engagée à vacciner ses 14 milliards de volailles contre la grippe aviaire. Cette opération, jugée très ambitieuse par les experts, sera en grande partie financée par le gouvernement, selon l'agence Chine nouvelle. La Chine est confrontée à l'émergence de plusieurs foyers de la maladie dans ses élevages (onze détectés depuis un mois, selon l'ONU). Le dernier à avoir été signalé est situé dans la province d'Anhui, dans l'est du pays. Aucun cas humain de la grippe aviaire n'a été recensé pour l'instant. Jia Youling, qui dirige les services vétérinaires du ministère chinois de l'agriculture, a déclaré que le gouvernement central couvrirait 50 à 80 % du coût de la vaccination des volatiles par les autorités provinciales. L'agence de presse Chine nouvelle n'a pas précisé le calendrier de cette campagne de vaccination. L'entreprise paraît ambitieuse dans un pays de la taille de la Chine. Certains experts craignent que Pékin n'ait, en fait, découvert bien plus de foyers de grippe aviaire qu'il n'en a admis officiellement. Au Vietnam, la "grippe du poulet" continue de s'étendre. Elle touche désormais 13 des 64 provinces du pays, a annoncé mardi le ministère de l'agriculture. Les trois provinces nouvellement touchées sont celles de Bac Ninh, de Vinh Phuc et de Quang Ngai où des milliers de volailles sont mortes ou ont été abattues ces derniers jours. Les autorités ont décidé d'interdire à partir de cette semaine le transport, le commerce et l'abattage à des fins de consommation des volailles dans les grandes villes du pays, notamment à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, et de lancer une campagne nationale de décontamination des zones touchées. Les experts craignent que le virus H5N1 ne devienne transmissible entre humains, provoquant une pandémie mondiale. Depuis fin 2003, la grippe aviaire a fait une soixantaine de morts dans le monde, dont 42 au Vietnam. En Europe, 53 canaris sont morts du virus H5N1 de la grippe aviaire en octobre en Angleterre. Originaires de Taïwan, les oiseaux étaient en quarantaine dans le centre où le virus avait été identifié sur un perroquet du Surinam, a indiqué mardi le ministère de l'environnement. Le ministère semble désormais exclure que ce perroquet ait été réellement infecté par le virus H5N1, soulignant que la maladie ne s'était transmise qu'aux canaris. /ATS
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