Irak: 3 soldats italiens tués - pas de retrait accéléré des troupes

ROME/NAJAF - Trois soldats italiens ont été tués en Irak. Cette attaque n'accélérera pas pour autant le départ du contingent italien, a estimé le futur chef du gouvernement Romano Prodi, mis sous la pression de sa gauche, qui réclame un retrait immédiat.L'attaque a eu lieu au sud-ouest de Nassiriyah, dans le sud de l'Irak, au passage d'un convoi de quatre véhicules militaires, selon le ministère italien de la défense. L'un des véhicules a été touché de plein fouet par l'explosion d'un engin placé au milieu de la route.Deux militaires italiens et un soldat roumain de la force multinationale ont été tués sur le coup. Un troisième militaire italien est décédé à l'hôpital et un autre a été grièvement blessé.Le président italien Carlo Azeglio Ciampi a exprimé "son immense douleur et son effroi". Le chef du gouvernement sortant Silvio Berlusconi, qui devait présider jeudi l'un de ses derniers conseils des ministres, a dit "sa profonde douleur". Romano Prodi a pour sa part déploré une "tragédie qui frappe l'Italie toute entière".Cet attentat survient en pleine transition politique en Italie, après la défaite de Silvio Berlusconi, allié fidèle du président américain Georges W. Bush, et la victoire du centre-gauche mené par Romano Prodi aux élections législatives des 9 et 10 avril.Silvio Berlusconi avait promis de retirer toutes les troupes italiennes d'Irak avant la fin 2006. Romano Prodi s'est engagé à décider de leur retrait dès que le nouveau gouvernement commencerait son travail. Mais plusieurs partis de sa coalition, qui va du centre à l'extrême-gauche, réclament un départ immédiat d'Irak."Le retrait immédiat des troupes de l'Irak est devenu une priorité que l'on ne peut plus repousser", a ainsi commenté Marco Rizzo, chef des eurodéputés de l'autre parti communiste (PDCI). Nichi Vendola, gouverneur communiste (PRC) de la région des Pouilles (sud), a souhaité que cet attentat serve de leçon au gouvernement pour qu'il organise le départ du contingent italien.Mais Romano Prodi a d'ores et déjà annoncé que l'attaque ne changeait pas la position de sa coalition et n'accélèrerait pas le retrait des troupes d'Irak. "La situation dans ce pays n'a cessé d'empirer. Notre position, cependant (...) n'est pas éloignée de celle exprimée aujourd'hui par le gouvernement sortant quand il fait part d'un retrait d'ici la fin 2006", a-t-il déclaré. /ATS
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