Irak: Bush doute du retrait rapide prôné par les démocrates

WASHINGTON - George W. Bush a réagi tièdement lundi à l'appel des démocrates à un retrait progressif d'Irak. "Les meilleurs choix militaires dépendent des conditions sur le terrain", a-t-il estimé après avoir rencontre des membres du groupe d'études sur l'Irak."Il est important que nous réussissions en Irak, non seulement pour notre sécurité mais pour celle du Moyen-Orient, et j'attends des idées intéressantes", a-t-il affirmé. Le groupe d'études sur l'Irak doit formuler des recommandations sur une stratégie de stabilisation du pays.Le président américain a précisé n'avoir "aucune certitude sur ce que dira le rapport" de la commission présidée par l'ex-secrétaire d'Etat James Baker et l'ancien parlementaire démocrate Lee Hamilton, qu'il a rencontrés lundi. L'entretien a dépassé les 75 minutes initialement prévues.Le porte-parole de la Maison blanche Tony Snow n'a guère donné de précisions sur les entretiens, hormis pour dire que la commission ne présentait pas encore ses proposition. "Ce serait inopportun", a-t-il dit.Le rapport est d'autant plus attendu que le mécontentement des électeurs à l'égard de la politique irakienne de M. Bush a joué un rôle important dans la défaite du parti républicain aux élections de mi-mandat du 7 novembre.Les démocrates n'ont pas tardé à montrer qu'ils feraient usage du pouvoir que leur a donné leur victoire dans les deux chambres du Congrès. Le sénateur démocrate Carl Levin, futur président de la Commission des Forces armées du Sénat, a annoncé que son parti chercherait à obtenir un accord bipartisan sur l'idée d'un retrait progressif des soldats d'Irak qui débuterait dans quatre à six mois.Les membres du Groupe d'étude sur l'Irak doivent rencontrer mardi des experts de politique étrangère du Parti démocrate. Ils s'entretiendront aussi s'entretenir par vidéoconférence avec le premier ministre britannique Tony Blair, principal allié de M. Bush en Irak.Certains de ses membres seraient favorables à une implication de la Syrie et de l'Iran dans les efforts de stabilisation de l'Irak, idée constamment rejetée par le président américain jusqu'ici. Tony Blair s'est lui aussi déclaré favorable à cette approche. /ATS
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