Irak: Nouri al-Maliki veut remanier son gouvernement

BAGDAD - Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki projette de remanier son gouvernement pour le sortir de la paralysie, dont il rend les sunnites responsables. Il espère également mieux combattre les violences, qui ont fait au moins 21 morts.Un kamikaze s'est fait exploser dans un minibus dans le quartier de Chaab dans le nord de Bagdad, tuant au moins dix civils et faisant 18 blessés. Quatre autres personnes ont été abattues par des hommes armés.A Mossoul (370 km au nord de Bagdad), un caméraman de la télévision satellitaire irakienne al-Charqiya a été tué par des hommes armés devant son domicile. Dans la région de Baaqouba, au nord de Bagdad, six Irakiens, dont un imam, ont été tués dans des attaques par des hommes armés.Enfin, l'armée américaine a annoncé la mort de deux soldats, tués dimanche dans un attentat suicide à la voiture piégée, dans la province de Salaheddine, au nord de Bagdad, portant à 2846 le nombre de militaires américains morts en Irak depuis l'invasion américaine en mars 2003.Le député Abbas al-Bayati, membre de l'Alliance unifiée irakienne (AUI), le bloc chiite conservateur de M. Maliki, a déclaré que "dix ministres" devaient changer. Dimanche, le premier ministre avait constaté la paralysie de son gouvernement et annoncé un remaniement.Selon M. Bayati, le premier ministre Nouri al-Maliki, qui veut se consacrer au dossier de la sécurité, se retrouve, six mois après avoir formé un gouvernement d'union nationale à l'issue de tractations âpres et difficiles entre les différents groupes politiques, "avec des ministres incompétents".Dans un entretien avec la presse locale, M. Maliki s'en est pris à ses partenaires sunnites du Front de la Concorde, qui dispose de 44 députés et de cinq portefeuilles ministériels."Ils tiennent un double langage et je me demande comment ils peuvent être nos partenaires dans un processus politique dont ils n'assument pas la responsabilité", a estimé M. Maliki, reprochant aux dirigeants de ce bloc d'avoir menacé de quitter le gouvernement et de "prendre les armes" si les milices n'étaient pas démantelées et les pouvoirs politiques mieux partagés. /ATS
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