Italie: la gauche l'emporte de justesse face à Silvio Berlusconi

ROME - L'opposition de centre-gauche, dirigée par Romano Prodi, a remporté les élections législatives en Italie. Mais sa marge de manoeuvre risqued'être particulièrement étroite au Sénat, selon les projections."L'Unione" de centre-gauche a recueilli 50% des suffrages pour l'élection au Sénat, contre 48,9% pour la "Maison des libertés" de Silvio Berlusconi. Cela donnerait 158 sièges sur 315 aux alliés de Romano Prodi et 151 au camp du "Cavaliere", selon une projection portant sur 81% des bulletins de vote et réalisée par l'institut Nexus pour les groupes de télévision Rai et Mediaset.Le nombre des sièges attribués ne comprend pas les six sièges de sénateurs réservés aux représentants des Italiens de l'étranger. S'y ajoutent encore sept fauteuils réservés aux sénateurs à vie - dont cinq soutiennent habituellement la gauche, alors que les deux autres pencheraient plutôt vers le centre droit.Des résultats officiels partiels, publiés par le ministère de l'intérieur et portant sur la moitié des bulletins de vote, créditent quant à eux l'Unione de 50,7% des suffrages, contre 48,5% pour la droite.La victoire semblait en revanche acquise pour la gauche à la Chambre des députés, où la coalition en tête est assurée d'obtenir au moins 340 des 630 sièges en raison du sytème électoral qui octroie une "prime au vainqueur". L'Unione est créditée de 50 à 54% des suffrages contre 45 à 49% pour la Maison des libertés, selon des sondages sortie des urnes des instituts Nexus et Piepoli.Les sondeurs ont fait état d'un soutien plus appuyé que prévu à la droite dans des régions clés comme les Pouilles ou le Piémont - qui basculerait à droite, selon les projections pour le Sénat. La participation s'est quant à elle élevée à 83,6%.Les partisans de l'Unione se sont rassemblés en début de soirée devant le quartier général de Romano Prodi, sur la place Santi Apostoli, dans une ambiance très festive. Mais le "Professore" tardait à se montrer, dans l'attente d'être sûr de sa victoire.L'ancien président de la Commission européenne va devoir démontrer qu'il tient ses promesses de ne pas taxer la classe moyenne, mais seulement les très hauts revenus.Car M. Prodi et ses alliés héritent d'une situation économique catastrophique, avec une croissance nulle, un déficit public représentant 3,8% de son PIB et une dette estimée à 108% de son PIB en 2006. /ATS
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