Jacques Chirac n'a pas réussi à désamorcer la fronde anti-CPE

PARIS - Jacques Chirac n'a pas réussi à apaiser la vaste fronde sur le contrat première embauche (CPE). Les opposants semblent plus déterminés que jamais à organiser mardi leur cinquième journée nationale de mobilisation pour obtenir le retrait du projet.Onze partis de gauche réunis à Paris au sein du collectif "Riposte" ont décidé d'un appel commun visant à amplifier la mobilisation anti-CPE. "Le chef de l'Etat n'a pas agi en fonction de l'intérêt général", a déclaré Patrick Farbiaz, membre du conseil national des Verts."Nous avons donc confirmé notre accord unanime pour demander le retrait du CPE définitif et pour l'ouverture de véritables négociations avec l'ensemble des organisations syndicales, avec les étudiants et les lycéens avant tout retour devant le parlement", a-t-il dit sur France Info.M. Chirac a assuré vendredi avoir "entendu les inquiétudes qui s'expriment chez de nombreux jeunes et chez leurs parents". Mais, la loi ayant été votée au parlement et validée par le Conseil constitutionnel, il a estimé être dans l'obligation de la promulguer.M. de Villepin a réuni dès samedi matin les principaux dirigeants de la majorité de droite pour mettre en oeuvre sans délai les modifications législatives sur les deux points les plus controversés: la période d'essai, qui pourrait être ramenée de deux ans à un an, et les modalités accompagnant un licenciement durant cette période.Le parti au pouvoir UMP a chargé un de ses députés de prendre contact avec les syndicats en vue de préparer les modifications souhaitées par le président. Force ouvrière a indiqué ne pas exclure d'entrer en matière.Le parti socialiste a annoncé sa décision de déposer "dans les prochains jours" une proposition de loi abrogeant la loi comprenant le CPE. Le premier secrétaire du parti, François Hollande, a appelé à manifester le 4 avril.Quant aux étudiants et aux lycéens, qui s'étaient regroupés par centaines sur les places des principales villes de France pour écouter M. Chirac, ils se sont retrouvés samedi à Lille afin d'examiner "les perspectives pour la suite du mouvement". Vendredi soir, ils ont exprimé leur colère dès la fin de l'allocution de M. Chirac par des manifestations spontanées.Les rassemblements parisiens ont parfois dégénéré et deux membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés. La police a procédé à une centaine d'interpellations. /ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.