Jeux olympiques: le Valais enterre ses regrets dans l'humour

SION - Le rêve olympique de Sion s'est brisé il y a sept ans avec l'attribution des jeux à Turin. Depuis, la déception a cédé sa place à l'humour. Les mauvais souvenirs appartiennent au passé, même si l'approche des JO fait ressurgir quelques regrets.Ancien directeur du comité de candidature, Jean-Daniel Mudry se dit serein et veut rester fair-play. Il sera de la partie à Turin et espère pour les organisateurs italiens qu'ils ne connaîtront aucun problème."Il y aura une journée officielle à la maison suisse à Turin et j'éprouve beaucoup de plaisir à y avoir été convié", a-t-il dit. Mais il a avoué un autre sujet de satisfaction: l'organisation du spectacle humoristique "Sion 2006 quand même" à Fully (VS) durant les deux semaines des jeux. Une manière d'exorciser les derniers regrets.Du 10 au 26 février, neuf humoristes romands proposent un spectacle qui raconte les tribulations d'un canton pris dans les méandres de l'organisation de la cérémonie d'ouverture des jeux. Erreurs de planification, quiproquos, intérêts divergents servent de toile de fond. La plupart des représentations débutent à 20h06."L'approche de l'ouverture des JO de Turin ravive quelques mauvais souvenirs", a admis Jean-Marie Fournier, le patron de la station de Veysonnaz (VS). L'organisation des jeux olympiques aurait permis à plusieurs stations valaisannes de moderniser leurs infrastructures.M. Fournier enterrera ses derniers regrets dans l'humour. Le 4 février, le village de Turin, entre Sion et Veysonnaz, ouvrira ses jeux avec l'arrivée d'une flamme en provenance de Sion, transportée par différentes personnalités politique, touristique et sportive.Président de la ville de Sion, François Mudry ne nourrit en revanche aucun regret. Avec les JO, Sion aurait certes pu se doter d'une vaste patinoire couverte et d'autres infrastructures qu'elle n'a finalement pas réalisées. Mais, à la place, la ville a pu investir dans le réaménagement d'une de ses principales places."Je pense aussi parfois à la catastrophe financière à laquelle nous avons échappé", a encore déclaré M. Mudry. Après les attentats du 11 septembre 2001, les coûts de sécurité ont été multipliés par 10 ou 20, "je doute que la Confédération ou le canton auraient payé la facture". /ATS
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