La chancelière Merkel détaille les "efforts" demandés au pays

BERLIN - La chancelière allemande Angela Merkel a promis de remettre l'économie sur les rails et reconnu qu'elle demandait "des efforts" au pays à travers de douloureuses hausses d'impôts. Son programme est d'ores et déjà critiqué par l'opposition. Pour réduire le chômage qui touche actuellement plus de 4,5 millions de personnes, son gouvernement veut donner un coup de fouet à une croissance en berne depuis quatre ans, a-t-elle expliqué en présentant le programme de gouvernement annoncé vendredi. Son objectif: "être de nouveau dans les trois premiers pays européens dans dix ans". Au programme: une hausse de trois points de la TVA à 19 % dès 2007, un relèvement des cotisations retraites à 19,9 % contre 19,5 % à l'heure actuelle et un passage progressif de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. Un "impôt pour les riches" sous forme d'un relèvement de l'imposition des revenus les plus élevés va également être instauré et des avantages fiscaux supprimés. En échange, la "grande coalition" mettra sur pied un programme d'investissements publics de 25 milliards d'euros dès 2006. Le ministre des Finances, le social-démocrate (SPD) Peer Steinbrück, s'est prononcé samedi pour un recours aux réserves d'or de la Bundesbank pour financer en partie ce plan. La future chancelière, dont la prise de fonction officielle interviendra le 22 novembre, entend également assainir les finances publiques. L'an prochain, le déficit devrait atteindre 41 milliards d'euros. Les mesures annoncées qui, à droite comme à gauche, s'éloignent pour beaucoup des promesses tenues durant la campagne électorale, ne font pas que des heureux. La presse a elle aussi tiré à boulets rouges sur la future équipe de Mme Merkel. /ATS
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