La communauté mondiale toujours divisée face à Téhéran

BERNE - Les divisions des grandes puissances face au nucléaire iranien paraissent exclure tout accord immédiat sur des sanctions éventuelles. Une délégation iranienne s'est précipitée à Moscou mercredi après-midi, juste après une réunion de diplomates du G8.Les travaux des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Huit se sont déroulés dans la plus grande discrétion. Aucune information n'ayant filtré sur leurs résultats. La veille, déjà, une réunion de représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne n'avait pas permis de trouver un terrain d'entente.Moscou a cherché à réduire l'impression d'échec. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré qu'"aucune décision" n'avait été prise mardi, les participants s'étant bornés à demander une énième fois l'arrêt des activités iraniennes d'enrichissement d'uranium.Le porte-parole du chef de la diplomatie russe, Mikhaïl Kamynine a reconnu implicitement l'absence de tout résultat concret, ne relevant que la "préoccupation" des participants devant le fait que "l'Iran n'ait pas réagi positivement jusqu'à présent" aux demandes de l'ONU et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).L'activité diplomatique n'en promettait pas moins de rester intense à Moscou, avec l'arrivée d'une délégation iranienne conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, et des adjoints d'Ali Larijani", le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale.Le chef d'état-major de l'armée russe, le général Iouri Balouïevski, a lui indiqué que la Russie "n'engagera ses forces ni d'un côté ni de l'autre" en cas d'intervention militaire en Iran.Côté américain, on avait haussé le ton mardi. Le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns, avait affirmé que Washington savait que l'Iran "essayait de mettre au point une arme nucléaire en secret".Le premier ministre britannique Tony Blair a affirmé pour sa part mercredi qu'il était temps pour le monde "d'envoyer un message de clarté et d'unité" à l'Iran même s'il n'est "pas question d'invasion militaire".Dans un entretien au journal égyptien Al Ahram, le président français Jacques Chirac a lui jugé "inacceptable" que l'Iran dispose un jour de l'arme atomique. /ATS
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16.04.2011
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