Le Pakistan proteste contre le raid qui aurait visé Al-Zawahiri

ISLAMABAD - Le Pakistan a officiellement protesté auprès de l'ambassadeur des Etats-Unis à la suite du bombardement aérien qui a fait 18 morts dans l'ouest du pays. Le raid visait le No 2 d'Al-Qaida, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, qui apparemment n'a pas été tué.L'opération, menée vendredi à Damadola, village de la zone tribale de Bajaur, frontalière de l'Afghanistan, a fait 18 morts au moins, dont huit femmes et cinq enfants, selon des sources locales.Des sources proches des services de renseignement américains au Pakistan avaient affirmé disposer d'informations selon lesquelles Al-Zawahiri, bras droit d'Oussama ben Laden, avait peut-être trouvé la mort dans un raid vendredi sur une zone tribale réputée abriter des militants du réseau terroriste.Mais le gouvernement pakistanais a estimé improbable la mort d'Al-Zawahiri, dont la tête est mise à prix 25 millions de dollars par les Etats-Unis. Le chef terroriste, qui se serait déjà rendu dans cette zone, n'aurait pas été présent au moment du raid, selon des sources proches des services de renseignement pakistanis.Par la suite, la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya a annoncé, sur la foi d'"une source ayant des contacts avec Al Qaïda", que le lieutenant d'Oussama ben Laden était bien vivant.D'après des sources américaines à Washington, le raid aurait été effectué par des drones de la CIA armés de missiles. Un porte-parole du Commandement central américain en Floride a dit n'avoir aucune information officielle sur le sujet.Selon des sources proches des milieux des renseignements américains, on indique que les dépouilles des victimes du bombardement seront examinées afin de déterminer si Al-Zawahiri se trouve ou non parmi les victimes. A Langley (Virginie), au siège de la CIA, l'hypothèse de la mort d'Al-Zawahiri n'est pas écartée.Le gouvernement pakistanais a "vivement protesté" auprès des Etats-Unis dont l'ambassadeur à Islamabad a été convoqué au ministère des affaires étrangères, a déclaré le porte-parole du président Pervez Musharraf."Nous voulons assurer nos concitoyens que nous ne tolèreront plus de tels incidents", a indiqué de son côté le ministre de l'Information, Sheikh Rachid Ahmed, regrettant la mort de civils. Il a ajouté que ce type d'opération était jugé "hautement condamnable". Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Inayat Killi, village voisin de Damadola. /ATS
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