Le Vatican commémore l'attentat de 1981 contre Jean Paul II

BERNE - Le Vatican a célébré le 25e anniversaire de l'attentat qui faillit coûter la vie à Jean Paul II. Celui-ci reste l'un des crimes les plus célèbres et les plus mystérieux du siècle dernier.Le cardinal Camillo Ruini, président de la conférence épiscopale, devait prononcer la messe d'action de grâces. De son vivant, Jean Paul II s'était dit persuadé qu'il ne devait la vie sauve qu'à une intervention directe de la Vierge Marie"Par l'intercession de Notre Dame de Fatima, ma vie m'a été rendue", disait-il. A l'approche de sa mort, il avait confié à un de ses proches: "Une main a tiré sur moi, l'autre m'a sauvé."Le Vatican estime de même que l'attentat contre le chef de l'Eglise catholique était prédit dans le "troisième secret de Fatima", ces messages que Marie aurait confiés en apparition à de jeunes enfants portugais en 1917.Une plaque de marbre a été rivée sur le sol pavé de la place Saint-Pierre à l'endroit exact où la papamobile se trouvait lorsque le Turc Mehmet Ali Agça a ouvert le feu sur le pape, le 13 mai 1981.Ali Agça, un criminel turc lié à l'extrême droite, a été condamné pour meurtre en Italie, où il a passé dix-neuf années en prison. Il a ensuite été extradé vers la Turquie, où il est toujours incarcéré pour l'assassinat d'un journaliste dans les années 1970.Mais un profond mystère entoure les mobiles de sa tentative d'assassinat contre Jean Paul II. Dans un rapport publié en mars dernier, une commission d'enquête parlementaire italienne estime que le tireur turc n'était que l'exécutant d'un plan conçu par l'Union soviétique, une affirmation qu'a démentie l'actuel gouvernement russe.L'attentat contre le pape correspond en effet à l'essor du syndicat Solidarité dans sa Pologne natale, événement qui, avec le recul historique, marque l'entrée de l'ex-Europe communiste dans une zone de turbulences qui allait conduire à son effondrement en 1989.La plupart des historiens reconnaissent du reste que Jean Paul II a joué un rôle crucial - son célèbre "N'ayez pas peur" lancé aux fidèles polonais - dans ce mouvement. Mais lors du procès d'Agça, en 1986, l'accusation n'a pu apporter la preuve que le Turc avait été recruté par les services secrets bulgares agissant au nom de l'URSS. /ATS
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