Les présidentiables du PS français tous d'accord

PARIS - Les trois socialistes français candidats à l'investiture de leur parti pour l'élection présidentielle de 2007 ont évité tout affrontement lors d'un premier débat devant des militants. Ils ont présenté un front uni contre la droite.Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius étaient réunis devant quelque 3000 militants socialistes à Clermont-Ferrand. Chacun d'eux avait 20 minutes pour présenter sa candidature avant de répondre à trois questions proposées par les fédérations socialistes locales et tirées au sort.Première à s'exprimer, Mme Royal a dit sentir chez les Français une "farouche envie" de battre la droite qui "dresse les gens les uns contre les autres". "La politique de la droite se résume aujourd'hui à une phrase: elle demande aux salariés de travailler plus et aux riches de payer moins", a déclaré la présidente de la région Poitou- Charentes.Elle a repris ses formules habituelles sur le "désir d'avenir à la France". "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal, prononçant un nouveau plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.Laurent Fabius, ancien Premier ministre, n'a pas caché ses désaccords avec ses concurrents, notamment sur le rôle de l'Etat. Il s'est fait l'avocat d'"une politique offensivement anti-libérale", la seule orientation capable, selon lui, de faire gagner la gauche en 2007.L'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn s'est quant à lui présenté comme le champion d'une gauche de "la vérité" et d'une gestion rigoureuse. "Nous devons changer le rapport de la politique à la vérité, dans notre pays. Non, on ne distribuera pas plus que l'on a produit", a-t-il déclaré.M. Strauss-Kahn a décliné son credo social-démocrate. "Nous sommes la gauche, et nous sommes attachés à cette société solidaire qui ne laisse pas le marché décider" de tout sans contrepoids, a-t-il ajouté. La droite au contraire prône l'individualisme, elle cherche la division.Il s'agissait du premier de trois débats organisés - sans caméras ni micros - dans les régions de France devant les militants, appelés à désigner le candidat du parti lors d'un vote le 16 novembre, suivi d'un éventuel 2e tour le 23 novembre. /ATS
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