Les présidentiables PS tous d'accord

PARIS - Lors d'un premier meeting régional à Clermont-Ferrand, les trois candidats à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007 se sont unis pour attaquer la droite. Ils n'ont pas échangé leurs points de vue mais répondu à trois questions tour à tour."Il faut que la gauche soit directement, offensivement antilibérale", a souligné Laurent Fabius, sur un ton extrêmement offensif, le poing levé, applaudi par les 3000 militants réunis à la Maison des sports."La droite prône l'individualisme, elle cherche la division. Evidemment, elle finit par récolter ce qu'elle a semé et à l'élection de 2007 elle arrivera divisée", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, pour qui Nicolas Sarkozy n'est "évidemment qu'une queue de comète" de "l'épopée lamentable de Jacques Chirac".Ségolène Royal a, elle, senti chez les Français une "farouche envie" de battre la droite qui "dresse les gens les uns contre les autres". "La politique de la droite se résume aujourd'hui à une phrase: elle demande aux salariés de travailler plus et aux riches de payer moins", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.Parlant devant un grand panneau proclamant "Réussir ensemble le changement", le titre du projet adopté par le PS pour 2007, Ségolène Royal a pris un ton nettement plus à gauche que lors de ses allocutions précédentes.Le "vrai scandale" de la tarification bancaire c'est que "les riches ont les moyens de renégocier leurs prêts", a-t-elle dénoncé. La droite "permet aux riches de s'enrichir sur le dos des pauvres".Interrogée sur sa future politique de l'immigration, la favorite des sondages a suggéré que tous les immigrés s'arrêtent de travailler pendant 24 heures en France. "Ce serait quand même très pédagogique", a-t-elle ironisé. /ATS
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